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Le marché immobilier réserve de nouvelles opportunités en 2026. Certaines villes affichent des baisses qui pourraient intéresser les acquéreurs.
Après plusieurs années de ralentissement, le marché immobilier français semble entrer dans une phase plus contrastée. Si les prix se stabilisent progressivement à l’échelle nationale, certaines grandes villes continuent pourtant d’enregistrer des baisses qui attirent l’attention des acheteurs. D’après les données du réseau Laforêt au premier trimestre 2026, Brest, Strasbourg, Marseille, Rennes, Dijon et Nice figurent parmi les agglomérations où les prix ont le plus reculé ces derniers mois. Une évolution qui pourrait offrir une nouvelle marge de négociation, mais qui ne signifie pas forcément qu’il faut acheter dans l’urgence.
Baisse des prix, négociations… les villes où les acquéreurs ont une carte à jouer
Le marché immobilier ne suit désormais plus une trajectoire unique. Après la forte correction observée entre 2022 et 2024, liée notamment à la remontée des taux de crédit et au recul du pouvoir d’achat immobilier, la tendance générale s’est progressivement apaisée. Les chiffres nationaux masquent toutefois d’importantes différences selon les territoires. Alors que certains secteurs repartent légèrement à la hausse, d’autres poursuivent leur ajustement, permettant aux acquéreurs de retrouver un rapport de force plus favorable face aux vendeurs. C’est particulièrement le cas dans plusieurs grandes villes où les prix ont commencé à se contracter depuis la fin de l’année 2025.
Selon Laforêt, Brest est la ville où la baisse est la plus marquée parmi les grandes communes étudiées, avec un recul de 1,4 % entre l’automne 2025 et le premier trimestre 2026, pour un prix moyen estimé autour de 2 342 euros le mètre carré. Strasbourg suit avec une diminution de 1,2 %, tandis que Marseille affiche une baisse de 0,7 %. Dijon, Rennes et Nice complètent ce classement avec des reculs plus mesurés, respectivement de 0,6 %, 0,5 % et 0,4 %. Des évolutions qui peuvent sembler limitées, mais qui représentent plusieurs milliers d’euros sur le prix final d’un logement et redonnent aux acheteurs une capacité de discussion qu’ils avaient perdue.
Les vendeurs contraints de revoir leurs prix face à une demande plus faible
Cette nouvelle dynamique s’explique notamment par un rééquilibrage entre l’offre et la demande. Le nombre de logements disponibles augmente davantage que le nombre d’acquéreurs, ce qui oblige certains propriétaires à revoir leurs prétentions. Les délais de vente s’allongent également, avec une moyenne nationale qui dépasse désormais les 100 jours. Dans ce contexte, la négociation devient presque systématique : dans les régions, la marge moyenne atteint environ 5,4 %, contre 3,4 % seulement à Paris. Un appartement affiché 300 000 euros peut ainsi parfois être négocié plusieurs milliers d’euros à la baisse, à condition de présenter un dossier solide et de cibler un bien réellement intéressant.
Pour autant, ces baisses ne doivent pas être interprétées comme un effondrement général du marché. Les données disponibles montrent plutôt une période de transition, avec une stabilisation progressive des prix dans de nombreux secteurs. Certaines villes affichent même une légère reprise. Les corrections les plus importantes concernent souvent des marchés très spécifiques, notamment des communes moins attractives ou des biens présentant des défauts particuliers. Une forte diminution du prix peut parfois cacher des difficultés de revente, un manque de services à proximité ou des travaux importants, notamment liés à la rénovation énergétique.
Un contexte plus favorable aux acheteurs, mais qui exige de la prudence
Pour les acheteurs qui souhaitent profiter de cette période, l’enjeu consiste moins à acheter rapidement qu’à acheter intelligemment. Les grandes villes comme Brest, Strasbourg, Marseille, Rennes, Dijon ou Nice présentent un intérêt particulier car elles combinent une baisse récente des prix avec une demande qui reste présente. Leur attractivité économique, leurs infrastructures et leur bassin d’emploi offrent davantage de garanties qu’un marché où les prix chutent uniquement parce que les acquéreurs se font rares.
En 2026, cette fenêtre d’achat existe donc bel et bien, mais elle demande de la méthode. Comparer les prix réellement signés plutôt que de se fier uniquement aux annonces, anticiper le coût des travaux, vérifier la qualité du quartier et se projeter sur plusieurs années restent des étapes indispensables avant de s’engager. La baisse des prix peut représenter une opportunité pour ceux qui savent sélectionner leur bien, mais elle ne doit pas pousser à faire un achat précipité. Dans un marché devenu plus favorable aux acquéreurs, le meilleur avantage reste encore de prendre le temps de choisir.
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