Les bailleurs peuvent augmenter les loyers de 1,15 % au cours de ce trimestre. (illustration) (OleksandrPidvalnyi / Pixabay)
L’Insee vient d’actualiser l’indice de référence des loyers pour le deuxième trimestre. Il s’établit à 148,37, soit une progression de 1,15 % sur un an, en le comparant au 2e trimestre 2025 fixé à 146,68. C’est ce nouvel indice qui s’applique pour une révision de loyer effectuée entre mi-juillet et mi-octobre 2026. Il fixe la hausse maximale autorisée, indique Capital . Le bailleur peut évidemment choisir de ne pas augmenter le loyer ou de l'augmenter dans une moindre mesure.
« Pour calculer le nouveau loyer, il faut multiplier le loyer actuel par le nouvel IRL, puis diviser par l’IRL de l’an dernier », explique Julie Corege, gestionnaire locative. Pour un loyer de 700 euros hors charges, cela donne 708,05 euros, soit une augmentation de 8,05 euros. Pour un loyer de 900 euros, la hausse est de 10,35 euros et, pour un loyer de 1 200 euros, elle atteint 13,80 euros.
Trois conditions à remplir
La revalorisation des loyers n’est pas automatique. Elle est soumise à des règles strictes. Dans le bail, une clause de révision annuelle doit être prévue. Le bailleur dispose d’un an à compter de la date prévue dans le bail pour appliquer l’augmentation. Aucun rappel rétroactif n’est possible au-delà d’un an. Enfin, le logement ne doit pas être une passoire énergétique. « Les propriétaires ne peuvent pas réviser le loyer d’un logement classé F ou G si le bail a été signé, renouvelé ou reconduit depuis le 24 août 2022 », précise Julie Corege.
La législation diffère en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion et à Mayotte. Là-bas, l’interdiction s’applique aux baux signés depuis le 1er juillet 2024.
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