Le coût moyen du mètre carré des terrains à bâtir pour des maisons individuelles a augmenté de 73 % en France entre 2010 et 2024. Illustration. (Geralt / Pixabay)
C'est l'un des sujets de la prochaine présidentielle : les prix du foncier. Le coût moyen du mètre carré des terrains à bâtir pour des maisons individuelles a en effet augmenté de 73 % en France entre 2010 et 2024. Une difficulté supplémentaire pour les ménages et les bailleurs en cette période de crise du logement. Certains candidats aux plus hautes fonctions proposent ainsi de plafonner les prix du foncier, à l'image de ceux des loyers, comme l'explique BFM Business .
Vers un encadrement du foncier ?
« On est loin d’avoir tout essayé sur la question » , avait admis le ministre du Logement lors du dernier Congrès des maires en 2025. Pour l'heure, il n'y a que quelques dispositifs qui permettent de limiter l'impact de la hausse du foncier sur les projets immobiliers. Le bail réel solidaire permet notamment aux ménages de dissocier le prix du foncier de celui du bâti. Pour rappel, le coût du terrain représente en moyenne près de 30 % du prix final d'achat d'une maison.
Ce dispositif n'est toutefois pas considéré comme suffisant, notamment du côté des mairies qui souhaitent lancer des projets immobiliers. Le maire (PS) de Chambéry (Haute-Savoie) Thierry Repentin, coprésident de l'Association des maires de France, souhaite ainsi que les prix des terrains soient plafonnés « à l'image de l'encadrement des loyers » . Cette mesure figurait dans le programme d'Emmanuel Maurel, arrivé quatrième à la primaire socialiste de 2026, mais aussi dans celui de Jean-Luc Mélenchon (LFI).
D'autres propositions
Pour certains promoteurs immobiliers, ce n'est toutefois pas la solution. Ces derniers évoquent le risque d'un blocage du marché du neuf, avec des vendeurs qui ne voudraient pas céder leur terrain à un prix plafonné. Ils souhaitent plutôt que les maires puissent accorder davantage de permis de construire en dépit de leurs contraintes. En échange, les communes pourraient récupérer davantage de recettes fiscales. Thierry Repentin veut d'ailleurs que l'aide accordée aux maires pour chaque nouveau logement construit soit prolongée.
Ces mesures pourraient cependant être écartées par l'État, alors que le déficit public est déjà au plus haut. À la place, le ministère du Logement entend donner plus de pouvoir aux maires dans l'attribution des logements sociaux. Enfin, la sénatrice (LR) Dominique Estrosi-Sassone propose d'étendre le droit des communes à « préempter » des terrains dont les prix sont excessifs par rapport à ceux du marché.
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement