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Immobilier : dans ce village, les maisons coûtent jusqu’à 17 fois moins cher qu’à Paris

information fournie par Le Journal de la maison 18/07/2026 à 17:00

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Alors que devenir propriétaire paraît hors de portée dans de nombreuses villes, ce village conserve des tarifs immobiliers étonnamment bas.

Devenir propriétaire reste un objectif majeur pour une grande partie des Français, mais la hausse des prix, le coût du crédit et les exigences des banques ont considérablement compliqué les projets immobiliers. En 2021, selon l’Insee, près de 57,7 % des ménages possédaient leur résidence principale, soit environ 17,6 à 19 millions de foyers. Derrière cette moyenne nationale se cachent toutefois d’importantes différences selon les territoires. Alors que l’achat d’un appartement familial demeure presque inaccessible dans certaines grandes villes, quelques communes rurales proposent encore des maisons à des tarifs particulièrement bas, parfois comparables à ceux pratiqués il y a plusieurs décennies.

Un prix au mètre carré presque imbattable

C’est notamment le cas à Romain-sur-Meuse, un petit village situé dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est. Sur place, le prix moyen de l’immobilier tournerait autour de 550 euros le mètre carré. Un niveau cinq à six fois inférieur à la moyenne française et jusqu’à 17 fois moins élevé que dans certains secteurs de Paris. À ce tarif, un budget qui permettrait à peine d’acheter une chambre de service dans la capitale peut donner accès à une maison entière, avec plusieurs pièces, des dépendances et parfois un vaste terrain. Pour des acheteurs disposant d’un apport limité, l’écart est évidemment considérable.

Les prix peuvent même descendre beaucoup plus bas lorsque les logements nécessitent une rénovation importante. Certaines maisons sont ainsi proposées autour de 250 euros le mètre carré, voire à proximité de 200 euros dans les communes voisines. Ces biens ne sont pas toujours des ruines inhabitables : quelques-uns disposent déjà du double vitrage, d’un garage, d’un jardin ou de volumes suffisamment confortables pour accueillir une famille. Une professionnelle du secteur immobilier confirme l’existence de ces offres particulièrement accessibles auprès du Journal des Femmes : « Nous avons de nombreux biens immobiliers autour de 200 euros le mètre carré. Par exemple, j’ai actuellement une maison à vendre à Clinchamp pour 49 000 euros, d’une surface habitable de 250 m². Elle est habitable, avec terrain, garage et double vitrage ».

Des volumes généreux qui cachent parfois d’importants travaux

Avec un tel rapport entre la surface et le prix, Romain-sur-Meuse attire principalement des acheteurs qui ne pourraient pas accéder à des volumes similaires dans une métropole. Le marché local est constitué en grande partie de maisons de village anciennes, souvent bâties en pierre et accompagnées de granges, de garages ou de terrains généreux. Ces logements peuvent séduire des familles à la recherche d’espace, mais aussi des acquéreurs souhaitant créer une résidence secondaire loin du bruit. Pour moins de 100 000 euros, il est encore possible de trouver des propriétés dont la superficie dépasserait largement celle d’un appartement acheté au même prix dans une agglomération moyenne.

Ces tarifs très bas s’expliquent cependant par l’état général du parc immobilier. Les maisons proposées à la vente sont souvent anciennes et peuvent nécessiter des travaux conséquents : isolation, toiture, électricité, assainissement ou remplacement des fenêtres. Les performances énergétiques restent également modestes dans de nombreux logements, encore équipés d’un chauffage au fioul. Avant de signer, les futurs propriétaires doivent donc intégrer au prix d’achat le montant de la rénovation et les dépenses d’énergie. Une maison affichée à quelques dizaines de milliers d’euros peut rapidement coûter beaucoup plus cher lorsque plusieurs postes doivent être remis aux normes.

Le revers de la médaille : une forte dépendance à la voiture

Le faible prix de l’immobilier reflète aussi l’éloignement géographique de cette commune rurale. Romain-sur-Meuse offre un environnement calme et peu exposé aux nuisances, mais les commerces, les services publics et les possibilités d’emploi sont limités. La voiture devient presque indispensable pour faire les courses, consulter un médecin, travailler ou conduire les enfants à l’école. Ce manque de services explique en partie pourquoi les résidences principales y sont moins recherchées. Anaïs Otabide, de l’agence Orpi de Chaumont, indique d’ailleurs qu’une grande partie des acquéreurs sont des personnes à la recherche d’une résidence secondaire, notamment des Parisiens attirés par le calme et l’espace.

Acheter à Romain-sur-Meuse peut donc représenter une véritable opportunité immobilière, à condition d’accepter les contraintes liées à la vie rurale. Le village conviendra surtout aux personnes capables de télétravailler, aux retraités, aux investisseurs ou à ceux qui recherchent une maison de vacances à un prix raisonnable. Pour un ménage dépendant des transports en commun ou souhaitant rester proche des services, l’équation sera plus délicate. Les maisons jusqu’à 17 fois moins chères qu’à Paris existent bel et bien, mais leur prix traduit autant leur potentiel que leur isolement, leur ancienneté et les travaux qu’elles peuvent exiger.

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