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Immobilier : à Paris, la spectaculaire chute des transactions depuis le début de l'année 2026

information fournie par Boursorama avec Newsgene 06/07/2026 à 12:08

A Paris, le marché de l'immobilier s'est effondré sur les cinq premiers mois de 2026. (illustration) (Ennelise / Pixabay)

A Paris, le marché de l'immobilier s'est effondré sur les cinq premiers mois de 2026. (illustration) (Ennelise / Pixabay)

Le marché immobilier parisien ralentit fortement en 2026, pénalisé par des crédits difficiles à obtenir, des passoires thermiques trop chères à rénover et une inflation persistante.

Depuis le début de l’année 2026, le marché immobilier résidentiel parisien est à la peine. Sur les cinq premiers mois, les ventes d'appartements ont reculé de 24 %. Un chiffre à mettre en perspective avec la hausse de 35 % enregistrée sur la même période l'an dernier, rapporte Le Parisien .

Les prix sont stables aux alentours de 9 530 euros/m² en moyenne, mais le volume des transactions s’essouffle. Ces mauvais chiffres s'expliquent par un phénomène de rattrapage. La hausse des droits de mutation à titre onéreux à 5 %, adoptée au 1er avril 2025, avait incité les acquéreurs à accélérer leur projet d'achat immobilier pour éviter cette hausse d'impôt. Il faut tenir compte de cet élément pour comparer le premier trimestre 2025 à celui de 2026 est donc trompeur.

Des banques frileuses

Les ventes baissent également en raison d'un resserrement significatif des conditions d'octroi des crédits. Les refus de prêts sont plus fréquents et l'apport personnel exigé par les banques plus important. Les crédits-relais se raréfient. Quand ils sont accordés, ils ne financent plus que 50 % de la valeur du bien, contre 70 % auparavant. « Ça montre que les banquiers ont moins confiance dans le marché » , explique Élodie Frémont, présidente de la commission des statistiques immobilières de la Chambre des notaires du Grand Paris.

Autre élément à prendre en compte : le diagnostic de performance énergétique (DPE). À Paris, près de 60 % du parc immobilier est classé E, F ou G (passoires thermiques), avec une grande partie du bâti haussmannien particulièrement coûteuse à rénover. Les acquéreurs sont découragés par les frais à engager.

Le contexte international n'arrange pas les choses. Les tensions en Iran et leurs répercussions sur l'inflation pèsent sur le moral des ménages. Les professionnels espèrent une reprise à la rentrée, sans aucune certitude.

8 commentaires
  • 15:00

    C’était tellement prévisible, depuis plusieurs années les ingrédients sont là mais encore une fois on a fermé les yeux. Les professionnels de l’immobilier qui tirent les ficelles se retrouvent les 2 pieds dans le tapis. Travaux trop chers, taxes en tous genres etc. Politique communiste du logement, on est dans le mur, gros mal de tête…


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