
(Crédits: Unsplash - Tim Gouw)
La rentrée approche à grand pas. Certains étudiants peinent encore à trouver un logement à quelques jours de la reprise.
« Cherche logement d'urgence ». Ce message ne cesse de revenir dans les groupes de logements étudiants sur les réseaux sociaux. À moins d'une semaine de la rentrée, c'est la course contre la montre pour les étudiants à la recherche d'un studio. « Je suis étudiante en Master 1 à la faculté de pharmacie de Montpellier et je suis toujours à la recherche d'un logement pour la rentrée. Mon bail se termine le 27, je suis donc dans une situation urgente », s'inquiète Mariam sur Facebook.
« Ma rentrée est le 1er septembre (oui oui dans quelques jours...) donc si vous avez un appart / studio / chambre avant que je dorme sur le parvis de la fac, je suis preneuse », s'alarme Nour sur Facebook. Certains étudiants sont même prêts à payer dès maintenant « les deux premiers mois de loyer pour sécuriser le logement ». Dans les zones tendues, Lodgis, spécialiste de la location meublée, observe en moyenne jusqu'à 50 candidatures par jour pour les biens meublés les plus prisés. Selon un sondage OpinionWay, publié en mai 2023, 17% des 18-24 ans déclarent avoir abandonné leurs études à cause du prix des logements.
Des résidences étudiantes complètes avant leur ouverture
Pour Corinne Bérec, directrice d'agence Orpi, « il existe une pénurie de logements étudiants et le gouvernement n'en a pas pris la mesure. Élisabeth Borne, quand elle était premier ministre a injecté de l'argent dans la rénovation des logements CROUS mais il y a une hausse de 25% de la population étudiante depuis 2012 ». Le premier ministre actuel, François Bayrou, veut construire 45.000 logements étudiants en 3 ans en mobilisant le foncier disponible de l'État, comme il l'a assuré dans sa déclaration de politique générale en janvier, soit 15.000 logements par an pendant 3 ans.
Même du côté des résidences étudiantes, Nemea Appart'Etud, qui gère 42 établissements en France, note une demande considérable. Sur plus de 5000 lits, il ne leur reste que 8 appartements pour la rentrée, avec des centaines de dossiers en attente dans les principales métropoles françaises, selon le directeur général de Nemea Appart'Etud, Alexandre Recorbet. Une tendance similaire à celle de l'an passé, et à la rentrée 2023. À chaque rentrée le taux d'occupation est proche de 100%. Une nouvelle résidence offerte à Pessac, près de Bordeaux, en août dernier, a été remplie en quelques jours après sa commercialisation, avant même son ouverture. Les photos n'étaient même pas mises en ligne.
Une rénovation énergétique qui diminue le nombre de logements étudiants
La construction de nouveaux logements presse. D'autant plus que l'on observe une attrition du marché locatif. « Des appartements sont sortis du parc locatif du fait de mauvaises notes énergétiques », souligne Aurélien Denechere de l'agence L'Adresse à Angers. Les pires passoires thermiques G+ et G sont interdites de location , respectivement depuis janvier 2023 et janvier 2025, et ces logements concernent surtout des petites surfaces, dont les étudiants sont particulièrement friands. Ces petits logements souvent situés sous les toits présentent une mauvaise isolation et des installations électriques parfois pas aux normes.
Pas de panique toutefois, « les étudiants finissent par trouver un appartement, de manière générale. Je ne dis pas que c'est facile mais ils trouvent. Au début, ils recherchent autour de leur école puis ils évoluent dans leur recherche et acceptent de chercher plus loin », affirme Aurélien Denechere qui se veut rassurant. Certains se résolvent à faire des allers-retours chez leurs parents pour se rendre à l'université, faute de trouver un logement.
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