Pour relancer l'investissement locatif privé, le gouvernement lance un nouveau dispositif en 2026. (dimitrisvetsikas1969 / Pixabay)
Le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, n'a pas convaincu les propriétaires avec son nouveau dispositif fiscal pour relancer l’investissement locatif, selon une enquête menée par PAP auprès de 1 450 bailleurs et relayée par Capital . 83 % des sondés ont déclaré que ce nouvel outil qui vise à remplacer le dispositif Pinel ne les incitait pas à investir dans un avenir proche.
Ce dispositif contient notamment un volet fiscal, avec un système d’amortissement qui permet de réduire le revenu imposable du bailleur. L’avantage peut par exemple représenter 3,5 % de la valeur du bien dans le neuf pour les logements avec un loyer intermédiaire. C’est davantage pour un loyer social ou « très social ».
La crainte d'une mauvaise rentabilité
Le dispositif doit concerner 50 000 logements dans le neuf dès 2026 avec, à terme, un rythme de 400 000 constructions annuelles. Il s’étend également aux logements anciens, à condition d’y réaliser des travaux de rénovation, éventuellement financés par MaPrimeRénov’. Mais selon l’étude de PAP, seulement 11 % des personnes interrogées envisagent un achat dans le neuf et 6 % dans l’ancien. L’obstacle mis en avant par 52 % est la rentabilité, jugée insuffisante, devant la crainte des impayés (30 %) ou la complexité administrative (18 %).
Selon l’analyse de PAP, encourager uniquement la construction neuve ne résoudra pas la crise locative. Sans amélioration de la rentabilité du parc ancien, aucun dispositif centré sur le neuf ne pourra durablement répondre à cette crise, pointe l’étude.
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