Les locataires doivent rester prudents avant de chercher à rafraîchir leur logement, au risque de devoir payer certaines réparations. (Isabelle Dupont / Pexels)
Face aux fortes chaleurs, tous les moyens ne sont pas bons pour rafraîchir son logement lorsqu’on est locataire. En cherchant à adapter son appartement ou sa maison aux canicules, ils peuvent en effet causer des dégradations dont ils peuvent être tenus responsables par le propriétaire. Voici les dommages qui peuvent effectivement être imputées aux locataires, selon BFM Business .
Il existe, tout d'abord, un ensemble de phénomènes qui ne relèvent pas de la responsabilité du locataire. Lorsque les peintures craquellent ou jaunissent en raison du soleil, on parle d'usure naturelle du logement. La charge des réparations revient alors intégralement au propriétaire. Il en va de même pour les joints de fenêtre qui auraient été endommagés par la chaleur.
Attention aux interventions
En revanche, au-delà de ces dégradations naturelles, le locataire peut être tenu responsable et tenu de payer la remise en l'état. C'est le cas notamment lorsque l'occupant a abîmé ses stores intérieurs en cherchant à les bricoler pour avoir un meilleur rafraîchissement. Le locataire doit aussi réparer lorsqu'il a percé dans les murs pour installer un climatiseur.
Pour ces raisons, il est recommandé de se limiter à la pose de film aluminium, de couvertures de survie ou de blanc de Meudon sur ses vitres pour limiter la chaleur. Enfin, le paiement du loyer reste intégralement dû même lorsque le logement se révèle être une véritable bouilloire thermique. À noter toutefois que la cour d'appel de Bourges (Cher) a accordé en février 2026 une réduction de loyer de 10 % à une locataire dont le logement présentait des défauts d'isolation et d'aération.
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