Aller au contenu principal
Fermer

Retraite et EHPAD : qui paie quand la pension ne suffit pas à couvrir les frais ?

information fournie par Boursorama avec LabSense 02/06/2026 à 08:30
Quand une personne âgée entre en EHPAD, la question du financement arrive très vite. Entre les pensions de retraite souvent insuffisantes et des frais d’hébergement élevés, le reste à charge peut devenir important. Plusieurs solutions existent pourtant pour répartir la facture entre le résident, la famille et les aides publiques. Explications.

Retraite et EHPAD : qui paie quand la pension ne suffit pas à couvrir les frais ? / iStock.com - Bogdan Stanojevic

Retraite et EHPAD : qui paie quand la pension ne suffit pas à couvrir les frais ? / iStock.com - Bogdan Stanojevic

Un coût en EHPAD souvent supérieur aux pensions

Le prix d’un séjour en maison de retraite dépend de la région, du niveau de dépendance et du confort proposé. En moyenne, il faut compter entre 2 000 et 3 500 euros par mois. Ce montant inclut l’hébergement, les repas et l’entretien, mais aussi une part liée à la dépendance. C’est-à-dire l’aide pour les gestes du quotidien comme la toilette ou les déplacements. Les soins médicaux sont généralement pris en charge par l’Assurance maladie. Dans les faits, ce niveau de dépense dépasse souvent les revenus des retraités. C’est ce déséquilibre qui rend nécessaire l’intervention d’aides publiques ou familiales.

L’APA et les aides au logement pour alléger la facture

Pour réduire le coût lié à la dépendance, l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) constitue le principal soutien financier. Elle s’adresse aux personnes de plus de 60 ans évaluées en GIR 1 à 4. Son montant dépend des revenus du résident, mais son objectif reste de financer une partie du tarif dépendance facturé en établissement. À cela s’ajoutent les aides au logement, qui concernent la part hébergement. Selon le statut de l’EHPAD, le résident peut percevoir l’APL ou l’ALS. Ces deux dispositifs ne se cumulent pas et sont attribués sous conditions de ressources. Ils permettent de réduire le montant mensuel à payer. Ce qui peut faire une différence significative sur un budget serré.

L’ASH et la solidarité publique en dernier recours

Lorsque les pensions et les premières aides ne suffisent pas, l’Aide sociale à l’hébergement (ASH) peut intervenir. Elle est versée par le département pour couvrir tout ou partie des frais restant à charge, après déduction des revenus du résident et de la participation éventuelle de la famille. Ce dispositif concerne les personnes de plus de 65 ans, ou dès 60 ans en cas d’inaptitude au travail, vivant en France et accueillies dans un établissement habilité. L’ASH est considérée comme une aide de dernier recours, utilisée lorsque toutes les autres solutions ont été mobilisées.

L’obligation alimentaire et la contribution de la famille

Dans le cadre de l’ASH, la famille peut être sollicitée au titre de l’obligation alimentaire. Ce principe légal impose aux enfants, et parfois au conjoint, de participer aux frais si leurs moyens le permettent. Le montant n’est pas fixe et dépend à la fois des revenus et des charges de chacun. La contribution est donc adaptée à la situation financière de chaque membre de la famille. Cette solidarité ne concerne pas tous les proches. Les petits-enfants ou les frères et sœurs ne sont pas automatiquement concernés. Dans certains cas, une dispense peut être accordée, notamment en cas de graves manquements du parent ou de décisions judiciaires passées.

Patrimoine, aides complémentaires et ajustements fiscaux

Le patrimoine du senior peut aussi être mobilisé. En effet, la vente ou la location du logement peut financer une partie des frais. L’assurance-vie ou certains placements peuvent aussi être utilisés pour générer des liquidités. Ces ressources sont ensuite prises en compte dans le calcul des aides. Sur le plan fiscal, les dépenses en EHPAD peuvent ouvrir droit à une réduction d’impôt de 25 %, dans la limite de 10 000 euros de dépenses annuelles, soit jusqu’à 2 500 euros. Les familles qui participent financièrement peuvent également déduire certaines sommes versées au titre de l’obligation alimentaire, sous conditions déclaratives.

1 commentaire
  • 02 juin 09:20

    C'est le principe redistribution dont on parle peu


Signaler le commentaire Fermer
A lire aussi
  • (Crédits: Adobe Stock)
    information fournie par Tout sur mes finances  15.10.2026 18:03 

    En moins de sept ans, le plan d'épargne retraite s'est imposé comme le produit incontournable pour préparer financièrement votre retraite. Selon une étude de la Mutualité française, il rassemble désormais 55% des adhérents à un dispositif de retraite supplémentaire. ... Lire la suite

  • Après un héritage, respecter les délais légaux tout en prenant le temps de définir ses besoins permet de faire des choix financiers adaptés à ses projets ( Shutterstock )
    information fournie par Boursorama avec Editorialink 15.10.2026 13:12 

    Un héritage peut modifier l’équilibre financier d’une vie. Avant de prendre des engagements, quelques précautions permettent d’aborder sereinement la suite. Recevoir un héritage peut changer bien des choses : financer un logement, alléger un crédit ou concrétiser ... Lire la suite

  • The Big Long : retrouver le replay de l'épisode 7
    information fournie par Boursorama 15.10.2026 11:47 

    Tout le monde parle d'investissement. Personne ne montre son vrai compte bancaire, ses gains et ses pertes. Jokariz si. Ancien professionnel des marchés, le créateur de contenus a ouvert un compte neuf avec 100.000 € sur BoursoBank. Il va tout montrer en live : ... Lire la suite

  • dessin point d'interrogation et ampoule (Crédits: Adobe Stock)
    information fournie par Café de la Bourse 15.10.2026 08:34 

    Le Livret A reste le réflexe d'épargne de nombreux Français. Simple, sans risque et disponible à tout moment, il constitue une réserve de sécurité particulièrement adaptée aux dépenses imprévues et aux besoins de trésorerie à court terme. Mais faut-il pour autant ... Lire la suite

Pages les plus populaires