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Une petite somme héritée peut servir à plusieurs choses. Mais entre rembourser, épargner ou investir, la meilleure décision n’est pas toujours évidente.
Recevoir quelques milliers ou quelques dizaines de milliers d’euros à la suite d’un héritage peut rapidement soulever une question : que faire de cet argent ? Pour certains, le réflexe consiste à réduire immédiatement leurs dettes. Pour d’autres, cette somme représente au contraire une occasion d’épargner ou d’investir. Aucune de ces options n’est systématiquement meilleure que l’autre. Avant de décider, il faut comparer le coût du crédit, le niveau d’épargne déjà disponible, l’horizon de placement envisagé et les projets personnels à venir. L’objectif est moins de rechercher une règle universelle que de déterminer quelle utilisation de cet argent est la plus cohérente avec sa situation financière.
Épargne de précaution et crédit : les bons arbitrages
Avant de rembourser ou d’investir, mieux vaut néanmoins vérifier que l’on dispose d’une épargne de précaution suffisante . Consacrer la totalité de l’héritage au remboursement d’un prêt permet certes d’alléger son endettement, mais rend cette somme indisponible en cas de dépense imprévue. Une réparation automobile, des travaux urgents ou une baisse temporaire de revenus peuvent rapidement nécessiter plusieurs milliers d’euros. Une partie du capital peut donc rester placée sur des supports liquides, comme le Livret A ou le LDDS. Chez BoursoBank, le Livret Bourso+ constitue également une solution pour conserver une épargne disponible avant d’envisager des placements à plus long terme.
Pour savoir si un remboursement anticipé est pertinent, il faut ensuite examiner attentivement le crédit concerné. Un prêt à la consommation affichant un taux élevé n’appelle pas nécessairement la même décision qu’un crédit immobilier souscrit quelques années auparavant à un taux particulièrement bas. Dans le cas d’un prêt immobilier, des indemnités de remboursement anticipé peuvent également être prévues au contrat. Elles sont encadrées et ne peuvent notamment pas dépasser six mois d’intérêts sur le capital remboursé, ni 3 % du capital restant dû. Le gain attendu doit donc être calculé après prise en compte de ces frais, mais aussi du nombre d’années et des intérêts qu’il reste encore à payer.
Rembourser ou investir : comparer le certain et le potentiel
Rembourser une partie du capital permet généralement de réduire la durée du prêt ou le montant des mensualités. Cette solution peut être intéressante lorsqu’un crédit pèse trop lourd dans le budget ou lorsqu’il devient nécessaire de diminuer son taux d’endettement en vue d’un nouveau projet. Elle procure également un avantage facile à mesurer : chaque intérêt qui ne sera plus payé représente une économie certaine. À l’inverse, conserver son crédit pour investir l’héritage revient à parier sur un rendement futur. Il faut donc éviter une comparaison trop rapide entre le taux du prêt et une performance espérée : le coût d’une dette à taux fixe est connu, tandis qu’un placement financier peut aussi bien progresser que perdre de la valeur.
Lorsque le crédit reste supportable, que son taux est faible et que l’épargne de sécurité est déjà suffisante, investir une partie de l’héritage peut toutefois devenir pertinent. L’assurance-vie offre notamment la possibilité de répartir son capital entre différents supports selon son profil de risque et son horizon. Le contrat BoursoVie est accessible dès 300 euros et ne facture notamment ni frais d’entrée et de sortie, ni frais d’arbitrage, ni frais sur les versements libres ou programmés. Il donne accès à environ 600 supports, parmi lesquels des fonds en euros, des OPCVM ou des ETF. Les unités de compte ne garantissent toutefois pas le capital et peuvent évoluer à la hausse comme à la baisse.
Adapter l’investissement à son horizon et à ses projets
Pour une personne capable de conserver son investissement sur plusieurs années et d’accepter davantage de fluctuations, le Plan d’Épargne en Actions peut aussi être envisagé. Le PEA permet d’investir notamment dans des actions et certains ETF éligibles tout en bénéficiant, sous conditions, d’une fiscalité avantageuse après cinq ans de détention. Chez BoursoBank, il est accessible dès 10 euros et propose une gestion libre ou profilée . Là encore, il ne s’agit pas d’y placer une somme susceptible d’être nécessaire à court terme : les valeurs mobilières présentent un risque de perte en capital et doivent être envisagées dans une logique de moyen ou de long terme.
Enfin, recevoir un héritage ne contraint pas à choisir entre deux solutions radicales. Il est tout à fait possible de répartir la somme entre plusieurs objectifs : conserver une réserve disponible, rembourser tout ou partie d’un crédit coûteux et investir le reste progressivement. Une personne ayant besoin de cet argent pour acheter sa résidence principale dans trois ans n’adoptera pas la même stratégie que quelqu’un préparant sa retraite à quinze ou vingt ans. La bonne décision repose donc sur un arbitrage entre coût du crédit, épargne disponible, durée de placement, capacité à accepter le risque et projets futurs. Un héritage, même modeste, peut ainsi devenir l’occasion de réorganiser plus largement ses finances plutôt que d’être affecté automatiquement à une seule destination.
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