LDDS au plafond : quelles alternatives pour continuer à épargner sans risque ? / iStock.com - ma-no
Qu'est-ce que le LDDS ?
Le LDD (Livret de développement durable) a initialement été mis en place pour contribuer au financement des PME et des économies d'énergie. En décembre 2016, l'ajout du S de "solidaire" a acté la possibilité pour les épargnants de donner une partie des sommes ou du rendement de leur placement à une association d'intérêt général, une fondation, une mutuelle ou une société de l'économie sociale et solidaire (ESS). Une fois par an, ils peuvent faire des dons à une ou plusieurs structures figurant sur une liste d'au moins 10 organismes liés à l'ESS, que l'établissement bancaire est dans l'obligation de leur fournir. Comme tous les livrets réglementés, les atouts majeurs du LDDS sont sa souplesse et sa flexibilité (retraits et versements libres et gratuits), ainsi que sa fiscalité avantageuse (exonération d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux). En revanche, le Livret A et le LDDS, les deux produits d'épargne les plus populaires, se distinguent par leur plafond de versement. En 2026, celui du Livret A s'élève à 22 950 € tandis que le LDDS est limité à 12 000 €.
Où placer son argent quand le plafond est atteint ?
Si le plafond de son LDDS est atteint, l'épargnant dispose d'un large éventail de possibilités. Avant d'envisager des placements plus risqués, il est recommandé de compléter son épargne de précaution afin d'atteindre une réserve de 3 à 6 mois de revenus. Le Livret A figure en tête de liste des placements sécurisés. Tout comme le LDDS, son rendement est de 1,7 % net d'impôt (depuis le 1er août 2026). Le LEP (Livret d'épargne populaire), dont le plafond est limité à 10 000 €, propose un taux plus intéressant (2,5 %), mais il s'adresse à un public ciblé dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas un plafond (défini en fonction du lieu de résidence dans les DROM). Il est également possible d'ouvrir un livret bancaire, appelé aussi "compte sur livret" ou Livret bancaire fiscalisé. Contrairement aux autres livrets, le taux de ce produit d'épargne est non réglementé et fixé librement par la banque. Les intérêts sont soumis au Prélèvement forfaitaire unique (PFU ou "flat tax") de 31,4 %, incluant l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. Les fonds euros d'assurance-vie constituent une autre alternative rassurante pour l'épargnant : leur taux de rémunération est peu élevé (en moyenne 2,63 % net de frais de gestion en 2025), mais le capital investi est garanti. Quand l'épargne de précaution est constituée, l'épargnant peut envisager un support moins sécurisé, mais plus performant. Ce type de placements regroupe de nombreux produits, parmi lesquels l'assurance-vie en unités de compte, le PEA (Plan d'épargne en actions), le PER (Plan d'épargne retraite) ou la SCPI (Société civile de placement immobilier, qui génère des revenus via l'immobilier locatif). Pour les plus audacieux, la Bourse reste potentiellement, malgré la volatilité du marché, un des leviers les plus performants pour une épargne à long terme.
Donner du sens à son épargne
Les épargnants qui préfèrent donner du sens à leur épargne plutôt que de viser la performance ont le choix entre de nombreux placements proposant une sécurité financière et un impact positif sur l'environnement. C'est notamment le cas des livrets bancaires responsables intégrant des critères ESG (Environnementaux Sociaux et de Gouvernance), des fonds euros verts d'assurance-vie (financement de projets écologiques ou sociaux) ou encore du Compte à terme responsable (financement de projets durables). Dans le secteur immobilier, les SCPI labellisées ISR (Investissement socialement responsable) permettent d'investir dans l'immobilier tout en respectant les critères ESG. Il existe aussi les Groupements fonciers agricoles (GFA) et les Groupements forestiers d'investissement (GFI), investissements peu volatils dont l'objectif est de soutenir l'agriculture et de préserver les forêts. Des entreprises responsables cotées en Bourse permettent également d'investir dans des causes éthiques, telles que la transition écologique. Pour financer directement des projets à impact environnemental ou social, le crowdfunding (investissement participatif) ou le crowdlending (prêt participatif) sont d'autres alternatives intéressantes.
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