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Épargne : les inégalités naissent avec les enfants

information fournie par BFG Capital 13/12/2025 à 08:30

une petite fille avec un porte monnaie (Crédits: Adobe Stock)

une petite fille avec un porte monnaie (Crédits: Adobe Stock)

En France, l'épargne n'attend pas que les enfants deviennent majeurs pour creuser l'écart. Selon une récente étude de l'Ined, plus d'un enfant sur deux possède déjà un produit d'épargne à son nom. Ce qui peut sembler être une bonne nouvelle cache en réalité un mirage : la moitié des enfants n'ont rien. Et quand 10% des mieux dotés dépassent les 3 150€, c'est la barre des 20 000€ que les plus privilégiés atteignent.

Autrement dit : la course commence bien avant le départ… et la ligne de scratch n'est pas la même pour tout le monde. Zoom sur ce phénomène.

Des chiffres très éloignés de la réalité

Bien que 55% des enfants ont un livret ou un produit d'épargne, cette statistique n'a que très peu de valeur. D'après l'étude de l'Ined, un chiffre en particulier présente une concentration vertigineuse : 74 % de l'épargne est détenue par 10 % des enfants.
À ce stade, on parle d'un système qui reproduit quasi à l'identique les inégalités patrimoniales des adultes. Car oui, ce que possède un enfant dépend directement de ce que possèdent ses parents.

Les enfants fortunés ont donc la chance de grandir avec de l'argent déjà mis de côté pour eux, parfois même avant leur naissance. Tandis que les plus modestes se contenteront soit de zéro, soit de quelques centaines d'euros difficilement déposés sur leur compte.
Et ça ne s'arrête pas là. Car si tous les enfants ayant un produit d'épargne possèdent un livret, tous les enfants de familles aisées eux, possèdent plus que cela. En effet, toujours d'après l'étude, 22 % des enfants de milieux favorisés possèdent non pas un mais plusieurs produits d'épargne (assurance-vie, PEA, PEL, PER…) contre 4% dans les familles modestes.

Et évidemment, ces placements creusent encore plus l'écart, car quand un livret rapporte quelques dizaines d'euros par an, une assurance-vie ouverte pendant des années peut, elle, rapporter des milliers, juste grâce à l'effet du temps.

L'épargne, une histoire de famille ?

La famille façonne le comportement mais aussi l'épargne. Et les chiffres de l'étude le montrent : si la capacité d'épargne pour un enfant unique s'élève à 3 112€, elle descend à environ 2 640€ pour deux à trois enfants, et à 1 338€ pour une famille plus nombreuse.

Et ce n'est pas tout ! Les écarts se creusent aussi à mesure que l'enfant grandit. A 1 an, l'étude parle d'un écart de 500€. Il atteint 2 500€ à 10 ans, et dépasse les 3 500€ à 17 ans !

Mais les parents ne sont pas les uniques décideurs de l'épargne de leurs enfants. En effet, les adolescents (16-17 ans) qui ont la chance d'avoir leurs quatre grands-parents en vie ont tendance à obtenir le double de ceux qui n'en n'ont plus qu'un ou aucun. Ce qui représente tout de même un cumul de 3 300€.

La place de la culture financière

Face à de tels chiffres, on pourrait s'arrêter à la conclusion que “les riches épargnent plus, les pauvres moins”. Mais un critère essentiel doit être pris en compte, c'est que l'épargne n'est pas seulement une question d'argent. C'est aussi une question de culture financière.

Dans certaines familles, parler d'argent est normal. On apprend assez tôt pourquoi il faut épargner, comment fonctionne un livret, pourquoi diversifier ses placements, ou encore, quand ouvrir un PEA.

Dans d'autres, l'argent est plutôt source de stress, d'angoisse, voire de tabou. Et souvent, ce n'est pas par choix, mais plutôt par manque d'accès, de temps, de connaissances, et de moyens.

C'est précisément pour briser ce cercle que des initiatives comme @Culture__f, le compte Instagram lancé par BFG Capital, jouent un rôle essentiel. L'objectif est simple : démocratiser la culture financière et la rendre accessible et ce, peu importe le niveau de base.
Car si les inégalités économiques commencent au berceau, l'éducation financière, elle, peut s'acquérir à tout moment et changer le cours d'une vie. Finalement, c'est peut-être bien le seul patrimoine que l'on peut construire soi-même.

Achevé de rédiger le 3 décembre 2025 par Amélie Yem,  Responsable Communication et Marketing chez BFG Capital

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