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Épargne : conserver un PER jusqu’à son décès peut être avantageux pour ses héritiers

information fournie par Boursorama avec Newsgene 01/09/2026 à 16:10

Si le titulaire du PER meurt avant 70 ans, chaque bénéficiaire peut profiter d'un abattement de 152.000 euros. Illustration. (Wir_sind_klein / Pixabay )

Si le titulaire du PER meurt avant 70 ans, chaque bénéficiaire peut profiter d'un abattement de 152.000 euros. Illustration. (Wir_sind_klein / Pixabay )

Conserver son plan d'épargne retraite (PER) jusqu'à son décès peut permettre de transmettre un capital à ses proches en profitant d'avantages fiscaux. Mais l'intérêt de ce placement en matière de succession dépend de l'âge du titulaire au moment de sa mort et du type de contrat détenu.

Le plan d'épargne retraite (PER) ne sert pas seulement à avoir un revenu supplémentaire lorsqu'on quitte la vie active. Conserver ce placement jusqu'à son décès permet de profiter de conditions fiscales avantageuses lorsqu'on souhaite transmettre son épargne, comme l'explique Capital .

Un abattement de 152.000 euros avant 70 ans

Le principal intérêt réside dans le maintien de l'avantage fiscal obtenu lors des versements. « Pour ceux qui n’ont pas forcément besoin du PER pour compléter leur retraite, cela peut être un très bon outil de transmission » , précise Laurent Desmoulière, directeur de l’Ingénierie patrimoniale de Meeschaert. En effet, les sommes versées sur un PER peuvent, sous conditions, être déduites du revenu imposable. Si le plan est conservé jusqu'au décès, cette économie d'impôt n'est pas reprise.

Le PER compte-titres n'est pas concerné et reste soumis aux droits de succession. Mais pour un PER assurantiel, les conditions dépendent de l'âge du titulaire à son décès. S'il meurt avant 70 ans, chaque bénéficiaire peut profiter d'un abattement de 152.000 euros. Au-delà, les sommes sont taxées à 20 % (jusqu'à 700.000 euros), puis à 31,25 % pour les montants les plus importants.

L'assurance vie plus intéressante après 70 ans

« Avec un PER de 300.000 euros et deux bénéficiaires, l’intégralité du capital est transmise sans fiscalité » , résume ainsi le spécialiste. À noter toutefois que cet abattement est commun avec certains capitaux d'assurance-vie soumis au même régime et qu'il ne peut donc pas être utilisé deux fois par un même bénéficiaire.

Après 70 ans, un abattement global de 30.500 euros s'applique, puis l'ensemble du capital transmis, gains compris, relève des droits de succession selon le lien de parenté. L'assurance-vie conserve dans ce cas un avantage, puisque ses gains issus de versements effectués après 70 ans restent exonérés de droits successoraux.

Le PER reste toutefois particulièrement intéressant lorsqu'il est transmis au conjoint survivant ou au partenaire de Pacs, tous deux exonérés de droits de succession. Cette stratégie peut aussi permettre de conserver une allocation d'actifs plus dynamique sur une longue durée, explique Laurent Desmoulière. Depuis le 1er janvier 2026 cependant, les versements réalisés après 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable, le législateur cherchant désormais à limiter l'utilisation du PER comme outil de transmission.

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