La recharge électrique est trois fois moins coûteuse que le plein de carburant fossile. Illustration. (Hans Rohmann / Pixabay)
Avec la hausse des prix du carburant, de plus en plus d'automobilistes envisagent de passer à l'électrique. Cependant, beaucoup hésitent encore à se lancer dans cette transition souvent coûteuse en raison des nombreuses idées reçues qui circulent sur ces véhicules. L'Agence de la transition écologique (Ademe) a répondu à ces préjugés dans le cadre d'un avis publié mercredi 7 octobre 2026.
De nombreux gains
« Cet avis vise à apporter des éléments de réponse à ces interrogations, à partir des résultats de travaux internes, et d’études et projets qu’elle finance et accompagne dans le domaine de la mobilité et des transports » , a expliqué l'agence gouvernementale sur son site . Ces analyses soulignent notamment que la recharge électrique est trois fois moins coûteuse que le plein de carburant fossile et que l'entretien d'une électrique est 40 % plus économique.
De plus, grâce au mix énergétique du pays, qui contient moins de 5 % d'énergies fossiles, la recharge des véhicules électriques est considérée comme peu polluante. La dette carbone initiale liée à la fabrication de la batterie est amortie, pour une voiture compacte de 60 kWh, dès 70.000 km parcourus. Au total, sur l'ensemble de son cycle de vie, une électrique a une empreinte carbone deux fois plus faible qu'une thermique ou une hybride. Ces voitures participent aussi à l'amélioration de la qualité de l'air et de l'ambiance sonore en ville.
Réduire le coût d'achat
En ces temps économiques difficiles, il peut toutefois être complexe pour les ménages d'acheter une électrique, d'autant qu'il faut compter au moins 30.000 euros pour un véhicule avec une autonomie d’au moins 400 km. À ce sujet, l'Ademe a rappelé l'existence de plusieurs dispositifs d’aide publique pour soutenir l'achat d'un véhicule neuf ou d'occasion.
Le marché de l'occasion est d'ailleurs présenté comme une vraie aubaine, puisque les modèles électriques se dévaluent plus rapidement que les autres, avec une valeur moyenne à 5 ans réduite à 43 % du prix du neuf (contre 51 % pour les thermiques et les hybrides). Pas d'inquiétude pour la batterie : les analyses montrent que la dégradation annuelle moyenne des modèles actuels se situe entre 1,7 % et 2,3 %.