« BISOU » est un acronyme constitué des cinq points clés à prendre en compte avant un achat : besoin, immédiateté, semblable, origine et utilité. Illustration. (Gonghuimin468 / Pixabay)
La méthode «BISOU», imaginée pour limiter la surconsommation, invite à repenser chaque achat à travers cinq questions essentielles : Besoin, Immédiateté, Semblable, Origine et Utilité. Une réflexion simple mais percutante pour préserver à la fois son porte-monnaie et la planète.
Éviter la surconsommation, pour préserver à la fois votre porte-monnaie et la planète, c'est l'objectif de la méthode dite «BISOU» . Apparue en 2017 dans le livre de Marie Duboin et Herveline Giraudeau, J'arrête de surconsommer ! – 21 jours pour sauver la planète (et mon compte en banque !) (Ed. Eyrolles), cette méthode encourage à réfléchir avant chaque achat, rapporte 20 Minutes .
Des fragilités personnelles
Le principe est simple: selon les autrices, il s'agit de s'interroger sur cinq points clés avant de procéder à un achat: besoin, immédiateté, semblable, origine et utilité. Le but est de redonner du sens au processus d'achat. «Vous allez pouvoir éviter des achats inutiles, mais aussi, à partir de là, réfléchir sur vous-même, vos valeurs, votre éthique, vos sources d'épanouissement, etc.» , explique Marie Duboin, en insistant sur l'importance d'identifier les fragilités personnelles qui nous poussent à acheter.
La première question à se poser est celle du besoin. Il ne s'agit pas de savoir si vous avez besoin de l'objet, mais de comprendre à quel besoin personnel cet achat répond. Par exemple, Marie Duboin évoque l'achat de vêtements alors que sa garde-robe déborde: «Est-ce parce que je manque de confiance en moi?»
Une réelle utilité?
La seconde notion, l'immédiateté, met en lumière l'effet d'urgence créé par la société de consommation et les soldes, les promotions éphémères, et les publicités conçus pour nous pousser à agir rapidement. Pour contrer cet effet, l'experte conseille une méthode simple : noter l'envie d'achat dans une wishlist (liste de souhaits), et la consulter une semaine ou deux plus tard. «Dans la majorité des cas, on ne réalisera pas l'achat!» , assure-t-elle.
La question du semblable nous invite ensuite à réfléchir à l'accumulation d'objets inutiles : avons-nous déjà des articles qui remplissent la même fonction? Quant à la question de l'origine, elle nous pousse à nous interroger sur la provenance et les conditions de production de l'objet convoité. Cela invite à se questionner sur les impacts environnementaux et sociaux liés à cet achat. Enfin, la dernière question, celle de l'utilité, est la plus subjective. Il ne s'agit pas d'y répondre de manière manichéenne, mais de se demander: «Combien de fois par an vais-je vraiment utiliser cet objet? Va-t-il changer mon quotidien?» Cette réflexion permet ainsi de clarifier si l'achat est réellement nécessaire.
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