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Magnum, sorbets, Snickers... Quelles sont les meilleures glaces industrielles, d’après 60 Millions de consommateurs ?
information fournie par Le Figaro 02/07/2026 à 15:53
Temps de lecture: 3 min

(Crédits: Adobe Stock)

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Le magazine a passé au crible 70 références de glaces et sorbets vendus en grande surface. Résultat : des produits souvent trop gras, sucrés, et contenant des additifs réputés nocifs pour la santé.

Alors qu'une nouvelle vague de chaleur s'apprête à déferler sur la France dès la fin de la semaine, les consommateurs devraient à nouveau se ruer dans les rayons glaces des supermarchés. Lors du précédent épisode caniculaire, fin juin, les ventes de glaces (en volumes) en grandes surfaces ont bondi de 46% la semaine du 22 au 28 juin, par rapport à la même période l'année dernière, selon le cabinet Circana. Dans ce contexte, le magazine 60 Millions de consommateurs s'est attaché, dans son dernier numéro paru cette semaine, à réaliser une comparaison des glaces que l'on peut trouver en supermarché, et le résultat est peu reluisant. Se retrouvent dans nos mains des sorbets, cônes ou bâtonnets certes délicieux, mais globalement mauvais pour la santé.

L'association de consommateurs a testé 70 références, réparties en sept gammes de produits : bâtonnets fruit rouges (crème glacée et sorbets), cônes fruits rouges façon sorbet, cônes vanille fraise, cônes chocolat, bâtonnets vanille, et enfin les confiseries. Résultat ? «Pariant sur la gourmandise, les recettes ne se soucient pas de la qualité nutritionnelle» , souligne 60 Millions de consommateurs . La plupart des produits testés obtiennent un Nutri-Score D ou E, au plus bas de l'échelle. Au mieux, certains sorbets s'en sortent avec une note de B.

Les sorbets en tête du classement

Au global, les bâtonnets sorbets s'en tirent avec des notes supérieures à 17 sur 20. Cela, grâce à leurs compositions aux ingrédients limités, comme le sorbet fraise pastèque de Picard ou celui à la framboise de Carrefour qui n'en contiennent que trois ou quatre. Les sorbets Adélie d' Intermarché et celui de la marque «À la mère de famille» ne contiennent même aucun additif. Une prouesse, quand certains autres desserts glacés en contiennent jusqu'à onze ! Avec une note de 18,1, le sorbet Naïce de Biocoop est le lauréat du classement global, ex aequo avec le sorbet fraise pastèque de Picard.

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En revanche, les cônes fruits rouges façon sorbet ont beau être à base d'eau, ils ne performent pas autant que les bâtonnets sorbets. Sucrés, ils contiennent également de nombreux ingrédients, à l'instar des cornets Extrême citron et framboise de la marque Nestlé : 32 ingrédients, et le record du nombre d'ingrédients sucrants du comparatif, avec pas moins d'une douzaine, qui vient faire chuter sa note sous la moyenne.

Mais les grands perdants du classement, ce sont surtout les cônes vanille fraise, les bâtonnets vanille et les confiseries glacées : pas un seul produit, des célèbres Magnum classiques aux Extrême de Nestlé en passant par les Mars, n'atteint la moyenne dans ces trois catégories du classement, avec des Nutri-Score oscillant entre D et E. La faute à une trop grande quantité d'ingrédients, de fortes teneurs en sucre et en acides gras saturés, dont l'apport excessif est considéré comme nocif pour la santé cardiovasculaire. Un bâtonnet vanille de la marque Milka apporte par exemple la moitié des apports quotidiens recommandés en acides gras saturés ! Sans compter que là aussi, de nombreux additifs sont présents. Dans le cône vanille fraise Thiriet, il y a par exemple 33 ingrédients et 11 additifs, que la marque justifie par la complexité de son produit.

Les confiseries glacées, les plus sucrées et grasses

Tout en bas du classement, les confiseries, comme les barres glacées Mars , Snickers ou Raffaello, comptent parmi les desserts les plus gras et sucrés, et obtiennent donc les moins bonnes notes. Raffaello arrive en queue de peloton avec 5,6 sur 20. Dans ce produit, le sucre représente près d'un tiers du poids, et 45 à 60% des apports quotidiens recommandés en sucre.

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Comme 60 Millions de consommateurs le rappelle, la présence d'additifs, et notamment d'émulsifiants, est associée à des risques accrus de cancer . «D'autres additifs, les carraghénanes (E407 et E407a), épinglés pour augmenter le risque de cancer du sein, sont présents dans 14 références, principalement les confiseries, mais aussi les Magnum Classic, cône chocolat et Utopia, les Raffaello et le bâtonnet vanille Intermarché» , ajoute l'étude. En outre, les colorants alimentaires, aussi présents dans ces produits, sont associés à un risque accru de diabète de type 2 et de cancer.

Pourquoi ajouter autant d'ingrédients dans des produits considérés comme simples ? Certains d'entre eux remplacent des ingrédients plus onéreux, et permettent une durée de conservation plus longue. Mais ils permettent aussi d'obtenir une texture «aérée», qui reviendra donc in fine moins cher à l'industriel. Ainsi, un litre de glace artisanale pèsera 850 grammes en moyenne, contre 500 grammes pour les glaces industrielles. En bref, des glaces, oui, mais avec modération !

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