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Paiement par chèque : 4 raisons de l’abandonner définitivement
information fournie par BoursoBank 16/04/2026 à 08:00

Connaissez-vous ces 4 raisons de délaisser le paiement par chèque pour de bon ?

Connaissez-vous ces 4 raisons de délaisser le paiement par chèque pour de bon ?

Depuis que la DGFip a annoncé qu'elle n'accepterait plus dès 2027 le paiement des impôts des contribuables par chèque, la voie a été ouverte vers une digitalisation accrue, aux dépens de ce moyen de paiement scriptural, dont le traitement administratif est devenu coûteux. Découvrez 4 raisons de renoncer au chèque dans l'intérêt des usagers.

Raison n°1 de ne plus payer par chèque : lutter contre la fraude

Le chèque reste aujourd'hui le moyen de paiement le plus exposé à la fraude : il enregistre 70 fois plus de fraudes que le virement (1). Falsification du nom du bénéficiaire, modification du montant, imitation de signatures : les possibilités de détournement sont nombreuses, surtout lorsque le chéquier circule ou est envoyé par courrier.

En cas de vol ou de perte, un chèque peut être dérobé, encaissé par un tiers malveillant ou utilisé pour des paiements frauduleux, parfois difficiles à détecter à temps.

Même si les banques ont renforcé leurs dispositifs de contrôle, la sécurité d'un chèque demeure plus fragile que celle d'un virement ou d'un paiement par carte, qui laissent des traces électroniques immédiates. Renoncer progressivement au chéquier, c'est donc réduire le risque de fraude sur son compte et simplifier le suivi de ses paiements.

Dans quelles situations le paiement par chèque est-il encore pratiqué ? Des professionnels du tourisme (réservation de vacances), des clubs de sport et associations (cotisation, licence), des bailleurs (caution) ou certains professionnels de santé non équipés d'un terminal de paiement électronique peuvent encore demander (ou accepter) le paiement par chèque pour la rémunération de leurs activités ou comme garantie. À chacun de vérifier le mode de paiement en vigueur, avant toute contractualisation.

Raison n°2 : réduire son impact environnemental et les surcoûts

Au-delà de la sécurité, continuer à utiliser son chéquier a aussi un coût environnemental. Chaque chèque implique du papier, de l'encre, une impression et souvent une enveloppe pour l'envoi. À cela s'ajoutent le transport postal et les frais d'affranchissement, qui alourdissent le coût global de ce moyen de paiement.

À l'inverse, un paiement par virement, notamment via les services en ligne, évite la production de supports physiques et limite les déplacements. Diminuer le recours au chèque et au chéquier contribue donc à réduire l'empreinte carbone de ses opérations bancaires, tout en réalisant des économies sur les coûts postaux.

Le saviez-vous ? Pour la DGFiP qui collecte les impôts, le coût unitaire de traitement de chaque chèque s'élève en moyenne à 2,50 euros, d'où sa décision de proposer une solution européenne de paiement instantané à horizon 2027-2028 (1).

À lire aussi | Fin programmée du chèque au Trésor public : quels impacts pour les usagers ?

Raison n°3 : améliorer le délai d'encaissement

Le chèque implique toujours des délais incompressibles : préparation, envoi, réception, contrôle, puis enregistrement au crédit du compte. De plus, un chèque est endossable dans les 12 mois au maximum, ce qui entretient une incertitude sur le moment exact du débit.

À l'inverse, un paiement par virement instantané ou par carte bancaire permet une disponibilité quasi immédiate des fonds et une meilleure maîtrise de sa trésorerie, tant pour les particuliers que pour les professionnels.

Raison n°4 : fiabiliser ses transactions

Dans les points de vente, le paiement par chèque est de moins en moins accepté. De nombreux commerçants privilégient les espèces et la carte bancaire, mieux adaptés aux usages actuels.

Par ailleurs, avoir un chéquier sur soi n'est plus un réflexe : son utilisation rare peut conduire à son oubli. Si un chèque est demandé pour finaliser une transaction et que le chéquier n'est pas à portée de main, le paiement peut être repoussé, voire annulé, ce qui crée du stress inutile.

A savoir

Oui au chèque de banque, mais plus dans sa version initiale !

Pour vos projets d'une valeur significative nécessitant le paiement direct au vendeur, il y a aujourd'hui mieux que le chèque de banque classique, soumis aux contraintes horaires des agences bancaires et exposé lui aussi au risque de falsification.

Chez BoursoBank, le service "envoyer un chèque de banque au bénéficiaire" permet d'adresser au vendeur un chèque de banque 100% conforme, généré sans avoir transité par l'émetteur (vous), donc sans modification possible, ni latence (2). Ainsi, c'est rassurant pour les deux parties.

Le paiement par chèque est en passe de devenir désuet, délaissé peu à peu par les particuliers et de moins en moins accepté par les professionnels ou organismes publics. D'autres moyens de paiement inspirent davantage confiance et promettent une meilleure réactivité sur les opérations bancaires.

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(1) https://www.impots.gouv.fr/pourquoi-ne-plus-utiliser-le-cheque
(2) https://www.boursobank.com/banque/moyens-de-paiement

Ségolène  Marquier
Ségolène  Marquier

Ségolène Marquier

Boursorama

rédactrice web

https://www.boursobank.com
2 commentaires
  • 09:56

    On se passe bien des impôts avec leur interdiction et leur leçon de morale ! Pour la majorité des gens honnêtes, le chèque est encore un moyen tout à fait légal et utile pour régler certains achats ou laisser une caution par exemple.


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