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Identité volée : comment se protéger d’un risque qui n’arrive pas qu’aux autres
information fournie par BoursoBank 17/02/2026 à 08:30

L'usurpation d'identité : ce fléau sociétal grandissant à connaître (Crédits photo Adobe Stock : générée à l'aide de l'IA)

L'usurpation d'identité : ce fléau sociétal grandissant à connaître (Crédits photo Adobe Stock : générée à l'aide de l'IA)

L'usurpation d'identité progresse en France et touche désormais des profils très variés. Documents officiels, données bancaires ou comptes en ligne : les fraudeurs exploitent la moindre faille pour agir au nom de leurs victimes. Identifier les informations convoitées et adopter les bons réflexes devient indispensable pour limiter les dégâts d'un phénomène en forte hausse.

Quelles sont les informations convoitées lors d'une usurpation d'identité ?

Certaines informations clés que chacun détient sont particulièrement intéressantes pour les cybermalfaiteurs, telles que :

  • Les papiers officiels d'identité.
  • Les données de santé présentes sur la carte Vitale.
  • Les données bancaires :
    • Coordonnées bancaires (IBAN)
    • Code secret de la carte bancaire
    • Identifiant et mot de passe pour accéder à son Espace client
    • Le compte sur les réseaux sociaux
  • D'autres informations plutôt anodines : plaque d'immatriculation, justificatif de domicile, photo, etc. peuvent constituer des pièces utiles facilitant l'usurpation d'identité.

Elles sont exploitées à des fins frauduleuses pour se procurer des avantages ou des facilités ; les malfaiteurs encourent pour ce délit pénal un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende (1).

Bon à savoir : si, lors de la préparation d'un virement, un IBAN saisi présente un écart entre le nom théorique et le nom du vrai bénéficiaire, c'est peut-être que celui-ci a été falsifié. Grâce au nouveau contrôle automatique sur les virements bancaires, vous pouvez décider de ne pas poursuivre l'opération, peut-être liée à une usurpation d'identité.

Usurpation d'identité : quels sont les risques liés à ce phénomène ?

L'usurpation d'identité peut entraîner des préjudices graves et pénalisants pour les particuliers, professionnels et institutions qui en sont victimes. Ils peuvent être de plusieurs natures :

  • Extorsion de fonds.
  • Production de faux documents administratifs afin de prétendre à des aides sociales ou familiales.
  • Contractualisation illicite au nom et aux frais de la victime (abonnement, location, crédit à la consommation…).
  • Harcèlement numérique ou image détériorée sur les réseaux sociaux après un piratage du compte.

À noter : en cas de poursuites judiciaires, c'est bien le prétendu signataire de la prestation qui engage sa responsabilité, jusqu'à preuve du contraire. Le casier judiciaire de la victime présentera donc une mention provisoire, dans l'attente d'être disculpée.

Quels sont les bons réflexes à avoir ?

Dans une optique de prévention, chacun doit prendre des précautions particulières quant au traitement de ses informations personnelles et à ses usages sur Internet.

Données personnelles : prudence

> Ne jamais transmettre ses informations confidentielles, même en cas de menace ou de demande pressante, et ne pas remettre de documents personnels à quelqu'un qui n'est pas de confiance.
> Vider régulièrement sa boîte aux lettres pour éviter tout vol de courrier.
> Détruire minutieusement tout document contenant des informations personnelles.

Données bancaires : méfiance

> Ne jamais prêter sa carte bancaire et ne pas la laisser sans surveillance.
> Verrouiller ou faire opposition à sa carte bancaire au plus vite, en cas de perte ou de vol.
> Vérifier régulièrement les écritures enregistrées sur son compte bancaire pour signaler toute somme débitée frauduleusement.

Pratiques numériques : vigilance

> Ne jamais utiliser un mot de passe unique valable pour tous les sites.
> Ne pas cliquer sur un lien suspect envoyé par un inconnu ou un expéditeur douteux (mail, SMS ou message WhatsApp).
> Déclarer auprès de l'administrateur du réseau social les abus relevés sur son compte pour obtenir sa fermeture.

Vous pensez être victime d'une usurpation d'identité ? Conservez d'abord toutes les preuves de l'infraction constatée et déposez plainte au commissariat le plus proche ou en ligne.

Existe-t-il des assurances qui couvrent le risque d'usurpation d'identité ?

Les assurances ont su évoluer avec les besoins de notre époque : de plus en plus exposés aux cyberrisques, les internautes font face à des malfaiteurs aux méthodes particulièrement rôdées.

La prise en charge de la personne victime d'usurpation d'identité est possible dans le cadre d'une assurance spéciale du quotidien. Il est important d'y retrouver des garanties suffisantes pour traiter au mieux et rapidement l'usurpation d'identité : le conseil juridique pour l'analyse précise de la situation et l' aide à la rédaction de courriers, la recherche d'un traitement amiable et le recours judiciaire avec d'éventuelles indemnisations.

A savoir

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Pour seulement 4,99 euros par mois, profitez d'une assurance pour vos appareils du quotidien, d'une couverture jusqu'à 15.000 euros pour les frais juridiques liés à votre e-réputation et d'une indemnisation jusqu'à 2.500 euros par sinistre, pour les pertes financières à la suite d'une usurpation d'identité avérée. Ainsi, vous bénéficierez d'une protection optimale de votre image, de vos actions et transactions en ligne.

Ne sous-estimez pas les impacts d'une usurpation d'identité qui peut se propager dans plusieurs domaines. La prise de conscience de l'ampleur de ce phénomène est un premier pas dans la prévention ; une assurance dédiée peut également aider les victimes à gérer les effets collatéraux.

En savoir plus sur Bourso Protect Plus

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Chapô : https://www.masecurite.interieur.gouv.fr/fr/fiches-pratiques/numerique/usurpation-identite
(1) https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000042193593

Ségolène  Marquier
Ségolène  Marquier

Ségolène Marquier

Boursorama

rédactrice web

https://www.boursobank.com

3 commentaires

  • 09:23

    Si le risque était de 5 ans minimum de prison pour les fausses plaques de voitures , fausses identités dans les transports et amendes de 50 000 euros , alors peut etre que cela serait dissuasif . Mais tant que les peines sont minimes , c'est les victimes qui trinquent , comme d'habitude . Mais cela fait vivre les avocats et les tribunaux qui aiment etre surchargés !!! On se demande ce qu'il y a dans la tete de nos dirigeants


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