Aller au contenu principal
Fermer

Particuliers : pouvez-vous vendre un chat ou un chien ?

information fournie par Boursorama avec LabSense 12/11/2025 à 08:30
Votre fidèle compagne à quatre pattes vient d’agrandir sa famille, et les couinements de plusieurs petites boules de poils s’échappent du panier ! Passé le premier moment d’attendrissement, la panique s’installe : que faire de cette mini-meute qui va rapidement grandir ? Plutôt que d’imaginer des solutions radicales, vous songez à les céder... Bonne idée, mais attention : vendre un chiot ou un chaton ne s’improvise pas. Entre démarches obligatoires, documents à fournir et cadre légal strict, les transactions sont strictement encadrées. Voici tout ce qu’il faut savoir sur le sujet...

Particuliers : pouvez-vous vendre un chat ou un chien ? / iStock.com - GlobalP

Particuliers : pouvez-vous vendre un chat ou un chien ? / iStock.com - GlobalP

Des transactions très encadrées par la loi

En 2014, la « Loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt » marquait un tournant dans la régulation de la vente d’animaux de compagnie, avec un double objectif : lutter contre les trafics illégaux de chiots et de chatons - souvent issus d’élevages clandestins - et renforcer la protection du bien-être animal. Le décret n° 2015-1007 du 18 août 2015 précisait alors que :« toute personne vendant au moins un chiot ou un chaton issu de la reproduction de son animal est considérée comme éleveur ». Ainsi, depuis l’entrée en vigueur de cette disposition, le 1er janvier 2016, toute vente – même ponctuelle - contraint le propriétaire à s’immatriculer auprès de la chambre d’agriculture et à obtenir un numéro SIREN, au même titre qu’un éleveur professionnel. Par ailleurs, la loi fixe un âge minimum de 8 semaines pour toute cession, afin de garantir un sevrage complet et de préserver la santé physique et comportementale des jeunes animaux.

Quels documents doivent-ils être fournis ?

Lors de la transaction, le vendeur doit remettre à l’acheteur un "dossier légal " permettant à l’acquéreur de prouver la régularité de la transaction et la bonne santé de l’animal. Voici ce qu’il comprend : Le certificat d’engagement et de connaissance, qui doit être signé par l’acheteur au moins 7 jours avant la cession, Une déclaration de cession auprès de l’I-CAD (fichier national d’identification des carnivores domestiques), ainsi que la carte d’identification établie au nom du nouveau propriétaire, Le certificat vétérinaire de moins de 3 mois dont le vétérinaire conserve une copie dans son registre, Enfin, le contrat de cession est signé par les deux parties qui en gardent chacun un exemplaire. La diffusion d’une annonce de vente est elle aussi encadrée. Seuls les éleveurs déclarés peuvent publier des annonces en ligne sur des plateformes spécialisées. Les mentions obligatoires incluent : le numéro SIREN, l’âge de l’animal, son identification, son inscription éventuelle au LOF (chiens) ou au LOOF (chats). Sur le plan fiscal, les revenus issus de la vente d’animaux sont imposables. Même pour un particulier, la vente répétée de portées peut être requalifiée en activité professionnelle, avec les obligations sociales et fiscales qui en découlent.

Donner plutôt que vendre : autre option, mais obligations quasi identiques

La loi distingue la vente de la donation. Mais si donner un animal reste possible sans avoir à s’immatriculer au registre du commerce, les mêmes obligations s’appliquent : identification, certificat vétérinaire et remise des documents légaux. L’objectif est d’éviter les abandons et de garantir le bien-être des animaux, qu’ils soient vendus ou donnés.

1 commentaire
  • 12 novembre 08:45

    Ils sont fous ! Cela part d'une bonne intention - lutter contre un trafic parfois ignoble - mais aboutit à obliger le vendeur occasionnel particulier de bonne foi à "tricher" avec ces contraintes absurdes . Et il en faut des contrôleurs et des fonctionnaires pour gérer toute cette paperasse , pour le plus grand intérêt du déficit de l'état !


Signaler le commentaire Fermer
A lire aussi
  • Pourquoi investir dans un bateau peut être rentable et original / iStock.com -  Igor Vershinsky
    information fournie par Boursorama avec LabSense 04.07.2026 08:30 

    Longtemps perçu comme l’apanage des vieux loups de mer, un caprice de passionné ou un symbole ostentatoire de réussite, l’achat d’un bateau change peu à peu de cap. Il devient une sorte d’investissement hybride, à mi-chemin entre plaisir personnel, diversification ... Lire la suite

  • Shutterstock
    information fournie par aufeminin 03.07.2026 17:00 

    Les plateformes de réservation facilitent l’organisation des vacances, mais elles ne garantissent pas toujours le meilleur prix. Un geste simple peut changer la donne. Réserver ses vacances en ligne n’a jamais semblé aussi simple. En quelques minutes, il est possible ... Lire la suite

  • Artisans en couple: comment Claire, longtemps non salariée de la boulangerie de son conjoint Marc, peut protéger sa retraite et ses droits en cas de séparation ou de vente du commerce? ( crédit photo : Getty Images/iStockphoto )
    information fournie par Le Particulier 03.07.2026 12:00 

    Claire et Marc sont artisans boulangers, associés dans leur commerce comme dans la vie. Aujourd’hui, les époux commencent à envisager leur retraite et ils s’interrogent sur la meilleure façon de gérer leur patrimoine et de se protéger mutuellement, notamment en ... Lire la suite

  • Faites le point sur votre carte bancaire pour connaître son potentiel et son coût d'utilisation à l'étranger (Crédit Adobe Stock)
    information fournie par BoursoBank 03.07.2026 10:30 

    Anticiper ses moyens de paiement pour son séjour à l'étranger est une bonne pratique de voyageur averti. Avant d'entreprendre toute démarche auprès de votre banque, il s'agit de savoir si votre carte bancaire actuelle est adaptée à votre voyage (modalités d'utilisation, ... Lire la suite

Pages les plus populaires