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Elle ment sur ses adresses et perçoit plus de 54.000 euros d'aides, alors qu'elle vit en Espagne

information fournie par Boursorama avec Newsgene 22/04/2026 à 10:34

Une trentenaire a trompé la CAF en mentant sur ses adresses de domiciliation. (illustration) (janeb13 / Pixabay)

Une trentenaire a trompé la CAF en mentant sur ses adresses de domiciliation. (illustration) (janeb13 / Pixabay)

Une mère de famille a été condamnée à six mois de prison avec sursis par le tribunal de Narbonne (Aude) pour avoir indûment perçu plus de 54.000 euros d'aides sociales pendant quatre ans.

En 2025, la fraude aux aides sociales a atteint environ 508 millions d'euros en France. Une habitante de l'Ain, jugée le 16 avril dernier par le tribunal de Narbonne (Aude), a, à elle seule, perçu un peu plus de 54.000 euros en trompant la Caisse d'allocations familiales entre octobre 2019 et septembre 2023. Elle avait déclaré plusieurs adresses sur le territoire alors qu'elle vivait la majeure partie du temps dans la région d'Empuriabrava, en Espagne, rapporte L'Indépendant .

Elle reçoit différentes aides

Cette mère de famille, installée à l'époque avec ses deux enfants et son mari de l'autre côté des Pyrénées, a ainsi menti sur différentes domiciliations, dans l'Aude et le Vaucluse. Avec ce stratagème, elle a réussi à encaisser le RSA, l’allocation de soutien familial et d’autres primes.

La trentenaire avait été confondue à la suite d'un contrôle routier dans le Doubs. Les investigations ont montré des incohérences entre les informations déclarées par la prévenue et ses opérations bancaires, toutes effectuées à l'étranger.

Elle plaide l'ignorance

Au cours de l'audience, le procureur a estimé que la Française avait agi « intentionnellement » et a dénoncé « une atteinte à la solidarité nationale » . De son côté, la mise en cause a tenté de prouver sa bonne foi : « J'ai fait mes déclarations depuis
l'Espagne mais je venais souvent en France. Je ne savais pas qu'il fallait rester au moins 9 mois stable sur le territoire français, je pensais que c'était six »
, a-t-elle déclaré.

Pas de quoi convaincre le tribunal qui l'a condamnée à six mois de prison avec sursis. Elle a déjà commencé à rembourser le trop-perçu à raison de 500 euros par mois.

2 commentaires
  • 11:05

    Le problème est que la CNIL ne permet pas le croisement des fichiers ne serait ce qu'administratifs, apparemment des situations avantagent la fraude.


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