Cette obligation de contribution cesse quand le majeur a un emploi régulier ou s'il abuse de cette solidarité.
Un enfant majeur peut demander à ses parents une contribution pour son entretien et son éducation, s'il n'y arrive pas de manière autonome, notamment en matière de logement, de santé ou d'études. Et ce sans limite d'âge.
Même si une pension alimentaire est versée dans le cadre d'une séparation à l'un des parents pour élever son enfant, celui-ci une fois majeur peut réclamer à l'autre parent une contribution qui pourra lui être directement versée, estime la Cour de cassation.
La cour a ainsi cassé et annulé l'arrêt d'une cour d'appel qui avait estimé qu'une jeune fille n'avait pas à réclamer directement de contribution à son père, d'autant plus qu'il versait déjà une pension alimentaire à la mère pour son éducation. L'affaire a été renvoyée devant une autre cour d'appel.
Aucune limite d'âge
Nourriture, vêtements, chauffage, logement, soins médicaux, frais de scolarité, de formation ... peuvent être fournis directement ou indirectement en versant une contribution financière quand l'enfant est handicapé, poursuit ses études ou recherche du travail.
Cette obligation cesse quand le majeur a un emploi régulier qui lui permet d'être autonome financièrement ou s'il abuse de cette solidarité. Il n'y a aucune limite d'âge.
(Cour de cassation, 4 mars 2026, 1ère chambre civile, n°23-21.835)
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