Aller au contenu principal
Fermer

Venezuela: Macron "se soumet" à Trump, accuse Villepin
information fournie par AFP 04/01/2026 à 13:23

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin à Paris le 9 octobre 2025 ( POOL / Christophe Ena )

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin à Paris le 9 octobre 2025 ( POOL / Christophe Ena )

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a accusé dimanche Emmanuel Macron de se "soumettre" aux Etats-Unis de Donald Trump avec sa réaction "irresponsable" après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines.

"Emmanuel Macron se soumet", a estimé M. de Villepin sur BFMTV, en dénonçant une "logique de soumission et de vassalisation" de la France.

Le président français "a préféré ne pas surréagir, puisqu'il a craint à un moment donné d'irriter Donald Trump, par rapport à la décision américaine d'intervenir à Caracas parce qu'il a le sentiment de devoir mener un combat qui, pour lui, est plus important, qui est le combat de l'Ukraine. Et donc il a choisi en quelque sorte sa cible. Ce qu'il ne comprend pas, ce qui lui échappe, c'est que l'ensemble de ses sujets sont aujourd'hui liés. Ne pas réagir à ce qui se passe au Venezuela, c'est s'affaiblir dans la négociation sur l'Ukraine", a-t-il développé.

Samedi, le chef de l'Etat a dit "prendre acte" de la fin du régime de Nicolas Maduro, sans évoquer les attaques américaines qui ont abouti à la capture du président vénézuélien.

Une prise de parole qui a suscité énormément de critiques au sein de la classe politique française, surtout à gauche.

Une réaction "aveugle, inconsciente des réalités et irresponsable en ce qui concerne l'avenir de notre pays et l'avenir de l'Europe", selon Dominique de Villepin dimanche.

"La première chose que devraient faire les Européens, c'est d'abord marquer clairement ce qui est inacceptable pour nous dans la décision américaine, se doter de leviers, et ça, c'est une urgence absolue (...) c'est l'inverse de ce qu'a fait Emmanuel Macron hier soir", a encore jugé l'ancien ministre des Affaires étrangères sur BFMTV.

"Nous sommes en train de nier notre propre identité historique", a martelé celui qui s'était fait remarquer en 2003 quand il était chef de la diplomatie de Jacques Chirac par son discours à l'ONU contre la guerre en Irak engagée par les Etats-Unis de George W. Bush, et qui ne cache pas ses ambitions présidentielles pour 2027.

27 commentaires

  • 04 janvier 22:56

    A son tour Macron a peur d'être exfiltré par Donald, c'est pour cela qu'il ne s'exprime pas contre les agissements Trump.


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires