par Nandita Bose, Steve Holland et Nathan Layne
Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi qu'il verserait à chaque adulte américain un "dividende Trump" d'un montant de 5.000 dollars si les républicains conservaient le contrôle du Congrès après les élections de mi-mandat de novembre.
Donald Trump a fait cette proposition lors d'une convention du parti républicain organisée à Dallas, au Texas. Alors que les Etats-Unis comptent quelque 270 millions d'adultes, cette mesure coûterait environ 1.350 milliards de dollars.
Au cours d'un discours de près de deux heures diffusé en "prime time", le locataire de la Maison blanche s'est vanté d'avoir mené à bien "les deux meilleures années de l'histoire de la présidence (américaine)", se plaçant ainsi au centre de la campagne électorale malgré son impopularité croissante.
Il n'est toutefois pas certain que son discours parvienne à séduire les électeurs indécis, alors que les enquêtes d'opinion montrent que ces derniers se sont détournés du parti républicain, dans un contexte de mécontentement croissant alimenté par le coût de la vie et à la guerre en Iran.
"Si nous confions l'avenir de l'Amérique aux démocrates d'extrême gauche, notre nation passera la prochaine décennie à simplement se remettre sur pied", a affirmé Donald Trump. "Votez républicain et nous laisserons le reste du monde loin derrière nous pour les générations à venir."
Les républicains souhaitent afficher leur unité à l'occasion de cette convention de deux jours, qui a été rebaptisée "Trumpapalooza", en référence au festival de rock "Lollapalooza" qui a lieu tous les ans à Chicago.
Mais la question de l'après-Trump risque d'agiter les coulisses de la convention à laquelle participera le secrétaire d'Etat Marco Rubio. Le principal rival de J.D. Vance ne devrait toutefois pas s'exprimer publiquement.
"Je vous demande de faire comme si mon nom figurait sur le bulletin de vote", a dit Donald Trump, une phrase qui a sans doute autant ravi les stratèges des campagnes démocrates que les électeurs du mouvement MAGA.
LES DÉMOCRATES, DES "SOCIALISTES" ET DES "COMMUNISTES"
Alors que les responsables républicains avaient présenté la convention comme une occasion de vanter les politiques du président, la plupart des premiers républicains à prendre la parole se sont principalement attachés à attaquer les démocrates.
Ils ont qualifié ces derniers de "socialistes" et de "communistes", reprenant ainsi l'une des attaques favorites de Donald Trump.
Les questions que les électeurs ont régulièrement citées comme leurs principales préoccupations, à savoir la guerre contre l'Iran et le coût de la vie, ont relativement peu été abordées.
Ernie Yarbrough, élu de l'Alabama à la chambre des Représentants qui assiste à la convention, a estimé que Donald Trump devait donner aux électeurs une idée plus précise de la durée potentielle de la guerre en Iran et des objectifs de son administration.
"Les gens veulent avoir le sentiment que nous ne sommes pas en train de nous enliser dans un cycle sans fin", a-t-il déclaré.
Donald Trump a défendu sa décision d'attaquer l'Iran, affirmant avoir agi pour empêcher Téhéran de développer une arme nucléaire.
Le président républicain a également promis que les prix du pétrole baisseraient "dès que nous aurons gagné la guerre contre l'Iran", ce qui, selon lui, devrait se produire prochainement.
Le conflit ne semble toutefois guère près de prendre fin, plus de six mois après que les Etats-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l'Iran, et les analystes ont indiqué que le programme nucléaire iranien n'avait pas été éliminé. L'Iran nie chercher à se doter de l'arme nucléaire.
(Avec David Morgan, Kanishka Singh, Trevor Hunnicutt, Jessica Koscielniak et Jasper Ward, rédigé par Joseph Ax; version française Camille Raynaud)

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