( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / ALEX WONG )
L'exploitant de réseaux de transports en commun, urbains ou interurbains Keolis, détenu à 70% par la SNCF, est revenu aux bénéfices en 2025, et compte se concentrer sur l'amélioration de sa "croissance rentable" en devenant plus sélectif sur les appels d'offres.
En 2025, l'entreprise, dont le deuxième actionnaire est la Caisse de Dépots et Placements du Québec (CDPQ), a enregistré un bénéfice net de 33 millions d'euros, contre une perte nette de 42 millions d'euros l'an passé.
Le chiffre d'affaires a, lui, reculé de 7,8%, à 7,1 milliards d'euros contre 7,7 milliards l'an passé après la fin de contrats historiques comme celui du réseau de Lyon et celui de Melbourne (Australie).
Le nouveau président du directoire, Frédéric Van Heems, qui a succédé à Marie-Ange Debon partie diriger La Poste depuis fin 2025, a néanmoins estimé la performance "très bonne" grâce à une amélioration de la rentabilité opérationnelle.
Il a fixé deux objectifs: la poursuite de la réduction du taux d'accidents du travail et la poursuite de l'augmentation de la rentabilité.
Avec 24,8 accidents du travail par 100.000 heures de travail (l'unité de référence du secteur) contre 29,6 en 2021, le taux est encore "trop élevé", a jugé M. Van Heems.
Quand à la rentabilité, qui "reste faible", le dirigeant entend "accélérer la croissance rentable: on ne va pas grossir pour grossir, nous serons sélectifs sur les projets".
Keolis parle notamment de "reconquête" de clients stratégiques, dans les renégociations de contrats prévues cette année, à Boston (Etats-Unis), Manchester (Grande-Bretagne), Almere (Pays-Bas) ou Nancy, ainsi que sur de nouveaux marchés potentiels comme le métro de Copenhague au Danemark ou la Dubaï Blue Line aux Emirats Arabes Unis.
Keolis a annoncé jeudi s'implanter dans un 14e pays après avoir remporté pour sept ans l'exploitation du réseau de tramway de Dublin, un contrat pouvant atteindre "plus de 1,3 miliard d'euros".
"Pour l'instant, la hausse des prix des carburants, dûe à la guerre en Iran, n'a pas d'impact financier sur nous", a indiqué le groupe dont les contrats prévoient des clauses d'indexation qui transfèrent aux collectivités organisatrices -sauf aux Etats-Unis- le coût des carburants.
Une étude récente menée par Keolis montrait que la hausse du prix des carburants n'était pas encore suffisante pour convaincre les usagers d'abandonner la voiture au profit des transports en commun, a précisé le directeur général France Clément Michel.
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