Sophie Binet à Paris le 8 septembre 2026. ( AFP / IAN LANGSDON )
Marine Le Pen a promis un "rétablissement" des finances publiques, avec 125 milliards d'euros d'économies, ce qui serait "un carnage pour les services publics", synonyme de "privatisations massives", selon la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet.
Sophie Binet n'a pas mâché ses mots. Mardi 8 septembre, la secrétaire générale de la CGT a dénoncé les économies promises par Marine Le Pen sur le budget de l'Etat, alors que le syndicat veut faire de la protection des services publics une "priorité centrale" de la campagne présidentielle à venir.
Face aux chefs d'entreprises du Medef fin août, Marine Le Pen a promis un "rétablissement" des finances publiques, avec 125 milliards d'euros d'économies. Une promesse perçue par Sophie Binet comme "un carnage pour les services publics", synonyme de "privatisations massives". "Avec cette annonce, nous avons la confirmation qu'il n'y a pas pire ennemi pour les fonctionnaires que l'extrême droite", a affirmé la syndicaliste devant la presse, en marge d'un rassemblement devant le ministère de l'Economie pour présenter le "plan d'urgence" de la CGT pour la fonction publique. "Dans la campagne politique majeure qui s'ouvre, la CGT va faire des services publics une priorité centrale, notre pays a besoin de ses services publics", a martelé Sophie Binet, pour qui l'été 2026, marqué notamment par les multiples incendies, a "montré le bilan calamiteux de dix années d'austérité dans les services publics".
"Il faut des centaines, et des milliards" de dépense publique supplémentaires
Devant Bercy mardi, la CGT a dévoilé "10 priorités" pour les services publics, parmi lesquelles notamment l'augmentation et l'indexation du point d'indice sur l'inflation, un plan pour l'hôpital public et des hausses d'impôts pour les plus riches. Des mesures qui ne sont pas "toutes chiffrées", a précisé la secrétaire générale du syndicat. "Quand tout brûle, personne ne demande (aux services publics, ndlr) d'être rentables, on leur demande d'être là, et ils sont là", a insisté Sophie Binet, déplorant la politique budgétaire du gouvernement, qui cherche à limiter le déficit public.
"Le budget n'est pas qu'une ligne dans un fichier Excel. C'est notre capacité à protéger la population. Donc il faut des centaines, et des milliards" de dépense publique supplémentaires, a affirmé Sophie Binet. Dans ce contexte de rentrée, d'élaboration du budget et de précampagne présidentielle, une intersyndicale de la fonction publique, dont la CGT, a appelé à la grève le 29 septembre.
27 commentaires
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer