Sandrine Soubeyrand : « C’est normal qu’il y ait moins d’entraîneuses que d’entraîneurs dans le foot féminin »
Ce jeudi, les joueuses du Paris FC reçoivent le BK Häcken . Un duel déjà important entre deux équipes qui occupent les deux dernières places du classement de Ligue des champions , avec seulement un point pour le PFC et zéro pour les Suédoises. « On n’est pas confiantes, mais on sait qu’on peut battre cet adversaire-là. Il faut le prendre très au sérieux » , explique la coach parisienne Sandrine Soubeyrand. D’autant que l’adversaire est « premier de son championnat » après 23 journées.
Pas assez de femmes sur les bancs ?
Mais le sujet d’actu est plus large que ça. Du côté du Ballon d’or, le ou la meilleur(e) coach d’un club féminin est un homme : Pepe Romeu, coach du FC Barcelone, qui est reparti avec la récompense. Parmi les cinq nommés, une seule femme figurait dans la liste : Elena Sadiku, entraîneuse de Häcken . De quoi s’interroger sur le manque de féminisation chez les coachs ? Sandrine Soubeyrand n’hésite pas à mettre les pieds dans le plat : « Sur le poste d’entraîneur, je ne me focalise pas trop sur le fait qu’en face, ce soit une femme ou un homme qui entraîne. Après, si c’est une femme en face, tant mieux. […] Il y a peu de femmes qui jouent au foot, si on prend l’ensemble du foot dans le monde. On va dire qu’en termes de proportion, je pense que c’est normal qu’il y ait moins d’entraîneuses que d’entraîneurs . » La raison peut aussi venir des contraintes du poste. « C’est quelque chose qui prend beaucoup de temps, qui est chronophage. Il faut donner beaucoup de son temps, beaucoup de son énergie aux autres. Il faut s’occuper des autres. Peut-être que tout le monde n’est pas fait pour ça. » …
Propos recueillis par LB
LP, avec LB pour SOFOOT.com
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