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Retrait de troupes américaines en Europe : les Etats-Unis "ne se retirent pas" de l'Otan, promet Mark Rutte
information fournie par Boursorama avec Media Services 17/06/2026 à 17:11

"Les Etats-Unis ont clairement indiqué qu'ils restaient attachés à l'Otan", a promis le secrétaire général de l'alliance.

Mark rutte à Bemowo Piskie, en Pologne, le 18 décembre 2025. ( AFP / WOJTEK RADWANSKI )

Mark rutte à Bemowo Piskie, en Pologne, le 18 décembre 2025. ( AFP / WOJTEK RADWANSKI )

Les ajustements annoncés récemment par les Etats-Unis sur leur présence militaire en Europe n'augurent pas d'un retrait de Washington de l'Otan, a assuré mercredi 17 juin le secrétaire général de l'Alliance Mark Rutte.

Les récents ajustements militaires annoncés par les Etats-Unis, y compris leur contribution au "modèle de forces", celles sur lesquelles l'Otan peut compter en cas de nécessité , ont été présentés "comme un problème", a d'abord expliqué Mark Rutte à Bruxelles devant la presse.

"Ce n'est pas la réalité. Les Etats-Unis ont clairement indiqué qu'ils restaient attachés à l'Otan ", a-t-il ajouté.

Washington a indiqué début juin sa volonté de réduire sa contribution à ce "modèle de forces" , ce que certains à l'Otan appellent "la cavalerie", qui permet à l'Alliance de savoir sur quels moyens militaires elle peut compter de la part de ses 32 pays membres en cas de nécessité.

L'exigence par les Etats-Unis d' un meilleur partage du fardeau entre Européens et Américains dans la défense du continent n'est pas nouvelle. Mais elle a pris un tour plus dramatique depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche l'an dernier. Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth avait dès février 2025 clairement indiqué aux Alliés européens qu'il était temps désormais qu'ils prennent en charge la sécurité de leur continent, au moins en ce qui concerne les forces conventionnelles.

"Capacités disponibles chez d'autres alliés"

La réduction de la contribution américaine au "modèle de forces" a néanmoins suscité un regain d'inquiétudes, sur fond de menace russe. Plusieurs diplomates tempèrent toutefois ces craintes, affirmant que les pays européens sont en mesure de remplacer les Etats-Unis à plus ou moins long terme.

"Dans l'ensemble, il s'agit de capacités qui sont déjà disponibles chez d'autres alliés, ou qui le seront dans un avenir proche", a expliqué mercredi Mark Rutte. Mais, a-t-il ajouté, "il reste aussi des domaines qui exigent davantage de travail".

Selon des médias américains et allemands, ces réductions incluent un tiers des 150 chasseurs F-16 et F-15 américains destinés à l'Otan, ainsi que des avions de ravitaillement et de reconnaissance, des bombardiers et des drones. Un sous-marin capable de lancer des missiles de croisière est également retiré du dispositif, de même que l'un des deux groupes aéronavals, selon ces informations que l'Otan n'a pas confirmées.

Les Alliés de l'Otan se retrouvent en sommet le 8 juillet à Ankara, au moment où la communauté internationale salue l'annonce d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran.

La réouverture du détroit d'Ormuz, bloquée jusqu'à cet accord par l'Iran, est "un énorme pas en avant", s'est félicité Mark Rutte.

Donald Trump n'avait pas eu de mots assez durs contre ses alliés de l'Otan , coupables selon lui d'avoir refusé leur aide dans la guerre qu'il avait déclenchée il y a près de quatre mois avec Israël contre l'Iran.

La France et la Grande-Bretagne ont mis sur pied une coalition internationale prête à assurer la sécurité dans ce détroit où transite un cinquième du pétrole mondial.

1 commentaire

  • 18:29

    Que les Européens doivent prendre eux-mêmes en main leur défense est une évidence absolue. Et que ce ne soit pas déjà fait est aberrant. Mais ça doit se faire avec du matériel et des réseaux européens. Il ne faudra pas que les Etats-Unis viennent pleurnicher qu'on ne leur achète plus de chasseurs ni de patriots


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