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Pour peser dans le débat public, le Medef plaide pour une union des syndicats patronaux, les autres organisations restent prudentes
information fournie par Boursorama avec Media Services 30/08/2024 à 11:11

Le Medef veut associer des chefs d'entreprises, des économistes et des think-tanks pour peser dans le débat, "pour éviter que nos décideurs ne s'égarent".

Patrick Martin à Paris, le 20 juin 2024. ( AFP / JULIEN DE ROSA )

Patrick Martin à Paris, le 20 juin 2024. ( AFP / JULIEN DE ROSA )

Peser plus lourd sur les politiques pour promouvoir l'intérêt des entreprises : c'est l'objectif d'un "collectif" que veut mettre en place le Medef, en y associant les autres organisations patronales. La CPME et l'U2P, deux des trois organisations patronales représentatives, ont accueilli tièdement la proposition, craignant d'accorder une place trop importante au premier syndicat patronal.

Le Syndicat des indépendants (SDI), qui n'est pas une organisation représentative, a osé dans un communiqué jeudi : "Le Medef rejoint enfin le SDI", en "s'engageant également face aux dangers qui menacent les entreprises dans le contexte actuel de crise institutionnelle". "Pour autant, a noté le secrétaire général du SDI Marc Sanchez, "chacun devra conserver ses spécificités (...) et se garder de plaider pour les siens sans en mesurer les impacts sur les autres".

À l'occasion de la Rencontre des entreprises de France (REF) organisée par son mouvement en début de semaine, Patrick Martin a annoncé la mise en place "d'un front économique" . Celui-ci, associant des chefs d'entreprises, des économistes et des think-tanks, veut peser dans le débat, "pour éviter que nos décideurs ne s'égarent" , a-t-il commenté. Dans son discours lundi, il a associé à ce "collectif" "toutes les organisations et associations patronales", estimant que "la période impose plus que jamais l'union".

Différends

Il y a eu quelques différends récemment, la CPME et le Medef jugeant ainsi "déloyale" la manière dont, une semaine après l'échec de la négociation sur l'emploi des seniors, en avril, l'U2P (entreprises de proximité) avait fait cavalier seul pour s'entendre avec quatre organisations syndicales sur le CETU (compte épargne temps universel).

L'U2P, troisième organisation, souhaite aussi revoir les règles de représentativité, trop favorables au Medef selon elle.

Interrogé par l' AFP , son président Michel Picon a regretté d'avoir appris les intentions de Patrick Martin "par les médias", disant "ne fermer la porte à rien, ne pas refuser la main tendue", tout en se méfiant "des effets d'annonces de la REF". Alors que Patrick Martin souhaite désormais rouvrir la négociation sur les seniors, Michel Picon a jugé que "c'est très bien, on verra sous quelle forme les choses se font".

François Asselin, président de la CPME, a dit "rejoindre Patrick Martin sur le fond" , notant "qu'en dehors de nos sensibilités respectives, il n'y avait pas de sujets d'antagonismes". Il a toutefois relevé que le travail d'influence pro-entreprises que prône le Medef, "c'est ce qu'on fait tous les jours".

3 commentaires

  • 30 août 12:09

    Qui veut la peau de la Suisse ? Nicolas Depraz ... Cercle Aristote - Pierre Yves Rougeyron ... Youtube ... la Suisse avait reussi à preserver son tissu industriel 24 % du PIB , la finance c est seulement 10 % ... ses petits patrons , ses agriculteurs ,son niveau de vie en restant hors de l UE , du mondialisme qui met en concurrence des salariés , des petits patrons , des entreprises qui n ont pas les memes regles ... ca sent le sapin pour nos amis suisses


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