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Nouveaux droits de douane : "l'UE se félicite", la Chine "s'oppose" estimant qu'une "guerre commerciale ne sert les intérêts d'aucune partie"
information fournie par Boursorama avec Media Services 24/07/2026 à 15:50
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Donald Trump le 1er juillet 2026 à Bismarck, en Dakota du Nord, aux Etats-Unis. ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / ANDREW HARNIK )

Donald Trump le 1er juillet 2026 à Bismarck, en Dakota du Nord, aux Etats-Unis. ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / ANDREW HARNIK )

Une soixantaine d'économies sont à leur tour visées par de nouveaux droits de douane, au moment où les surtaxes temporaires mises en place par Donald Trump en février arrivent à échéance.

C'est un "ouf" de soulagement. Ce vendredi 24 juillet, l'Union européenne s'est montrée satisfaite des nouveaux droits de douane annoncés la veille par les Etats-Unis, après des inquiétudes liées à une amende qu'elle venait d'infliger au géant américain Google, et sur fond de relations mouvementées avec Donald Trump. "L'UE se félicite que ce résultat soit conforme aux engagements américains sur les droits de douane" figurant dans l'accord commercial conclu l'an dernier entre Bruxelles et Washington, a réagi Olof Gill, porte-parole de la Commission européenne.

Le coeur est nettement moins à la fête du côté de la Chine, qui fait partie des dizaines de partenaires commerciaux frappés de taxes de 12,5% aux Etats-Unis. "Nous nous opposons à toute forme de mesures unilatérales en matière de droits de douane", a déclaré ce vendredi Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. "Une guerre de droits de douane ou une guerre commerciale ne sert les intérêts d'aucune partie", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse régulière.

Une soixante d'économies visées

Le nouveau régime de taxes douanières annoncé par le gouvernement américain touche une soixantaine d'économies. Depuis 00h01, ces pays voient des droits de douane de 10% ou 12,5%, selon les cas, s'appliquer à un certain nombre de leurs produits entrant sur le territoire américain. Ces nouvelles taxes douanières prennent le relais des précédents droits de douane de 10% imposés en février dernier, qui sont arrivés à échéance à la même heure. Ces droits de douane temporaires, d'une durée de 150 jours, avaient été mis en place par le président américain dans la foulée de la décision de la Cour suprême d'annuler la majorité des surtaxes instituées depuis son retour au pouvoir.

Malgré leur rivalité, la Chine et les Etats-Unis avaient conclu en octobre une trêve commerciale. Mais leurs différends demeurent, Pékin reprochant notamment à Washington ses restrictions sur les technologies pouvant être exportées aux entreprises chinoises. Après une visite de Donald Trump en Chine au printemps, son homologue chinois Xi Jinping doit se rendre aux Etats-Unis en septembre.

Le plafond de 15% respecté

En ce qui concerne l'UE, ce nouveau régime respecte le plafond de 15% qui figurait dans cet accord signé il y un an presque jour pour jour à Turnberry, en Ecosse. "Il établit un taux de taxation de 10% tout compris pour l'UE, et réintroduit les exonérations de droits de douane additionnelles sur certains produits européens, comme le liège et les diamants", en plus de biens qui en étaient déjà exemptés comme les avions et leurs pièces détachées ainsi que les médicaments génériques, a relevé le porte-parole.

Cela crée une "dynamique positive" pour les discussions transatlantiques sur différents sujets, allant des matières premières stratégiques à l'intelligence artificielle, a salué Olof Gill.

Craintes d'éventuelles représailles

L'annonce de Washington a été faite quelques heures après la décision de l'UE d'infliger une amende de 890 millions d'euros (près d'un milliard de dollars) à Google, pour des atteintes à la concurrence dans le numérique. Cette nouvelle sanction prononcée contre un champion technologique américain avait alimenté côté européen des craintes d'éventuelles représailles de la part de Washington, par exemple sous la forme d'une hausse de droits de douane, l'administration Trump accusant régulièrement l'UE de cibler injustement les entreprises américaines via sa législation sur le numérique.

L'amende infligée à Google "crée de l'incertitude" dans les relations commerciales avec les Etats-Unis, avait d'ailleurs mis en garde, dans un communiqué publié jeudi, le représentant de la Maison-Blanche au Commerce (USTR), Jamieson Greer, qui y voyait "un véritable risque pour le maintien de la stabilité transatlantique". Face aux "menaces continuelles de Washington, nous étions préparés au pire, mais il ne s'est pas produit", s'est réjouit l'eurodéputé allemand Bernd Lange, qui a joué un rôle clé dans la mise en oeuvre de l'accord côté européen.

Les Européens restent vigilants

Au contraire, les nouvelles taxes annoncées semblent "plus favorables qu'attendu" pour les producteurs européens, avec une taxation inférieure au plafond de 15% prévu dans l'accord de Turnberry et plus favorable que le régime temporaire mis en place en février, après la décision de la Cour suprême américaine. Bruxelles a cependant rejeté sans équivoque le motif invoqué par les Etats-Unis pour imposer ces nouveaux droits de douane.

Washington les a présentés comme le résultat d'une procédure (dite "section 301"), lancée mi-mars par Jamieson Greer, afin de déterminer si les partenaires commerciaux des Etats-Unis avaient totalement éliminé de leur chaîne d'approvisionnement les produits issus du travail forcé. La législation européenne en la matière a été jugée insuffisante. "L'UE dispose déjà de règles solides en matière de travail forcé et, par conséquent, nous rejetons totalement l'idée selon laquelle l'UE aurait contribué au problème mondial du travail forcé", a rappelé lors d'une conférence de presse Paula Pinho, porte-parole en chef de l'exécutif européen.

Par ailleurs, les Européens restent vigilants, l'administration Trump gardant un atout dans sa manche pour imposer à l'avenir de nouvelles surtaxes. Elle mène notamment toujours une autre enquête ciblant l'UE au titre de la section 301, à propos des surcapacités industrielles. Depuis la signature de l'accord de Turnberry, les relations entre l'UE et les Etats-Unis ont été particulièrement mouvementées, marquées notamment par les menaces répétées d'annexion du Groenland émises par le président Trump, et ses vives critiques contre ses alliés européens, accusés de ne pas le soutenir dans la guerre contre l'Iran.

4 commentaires

  • 16:51

    on ne rampe pas, on a infligé des sanctions a de grandes firmes US comme FB, que papyl regarde à longueur de journées


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