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Municipales: Mélenchon en meeting à Lyon, sous pression depuis la mort de Quentin Deranque
information fournie par AFP 26/02/2026 à 18:46

Le fondateur de La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, lève le poing lors d'un meeting électoral en soutien au député David Guiraud, candidat aux élections municipales à Roubaix, dans le nord de la France, le 31 janvier 2026 ( AFP / Sameer Al-DOUMY )

Le fondateur de La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, lève le poing lors d'un meeting électoral en soutien au député David Guiraud, candidat aux élections municipales à Roubaix, dans le nord de la France, le 31 janvier 2026 ( AFP / Sameer Al-DOUMY )

L'événement, prévu de longue date, prend une résonance particulière depuis la mort de Quentin Deranque: Jean-Luc Mélenchon tient jeudi soir à Lyon un meeting de soutien à la candidate LFI aux municipales, alors que la France insoumise est en pleine tourmente.

Le fondateur de La France insoumise prendra la parole vers 20h à la Bourse du travail, aux côtés de la députée du Rhône et candidate dans la capitale des Gaules, Anaïs Belouassa-Cherifi.

Le mouvement de gauche radicale, accusé par ses rivaux d'encourager un climat de violence, réfute toute responsabilité indirecte dans la mort du militant d'extrême droite Quentin Deranque. Et ce même si un collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, originaire de Lyon et cofondateur du mouvement antifasciste dissous La Jeune Garde, est mis en examen pour complicité d'homicide.

Le député LFI Raphaël Arnault à l'Assemblée nationale, le 3 juin 2025 à Paris ( AFP / Thomas SAMSON )

Le député LFI Raphaël Arnault à l'Assemblée nationale, le 3 juin 2025 à Paris ( AFP / Thomas SAMSON )

Tout en condamnant les violences et la mort de Quentin Deranque, les Insoumis ont refusé de couper les ponts avec la Jeune Garde et Raphaël Arnault.

"Nous ne renierons pas nos camarades et amis de la Jeune Garde. Nous ne chasserons pas de nos rangs le camarade Raphaël Arnault", a insisté Jean-Luc Mélenchon en début de semaine.

"L'objet même de la Jeune Garde, c'était de protéger les Lyonnaises et les Lyonnais progressistes", a abondé mardi soir lors d'un débat sur BFMTV la candidate Anaïs Belouassa-Cherifi.

- "Plus sa place" -

Mais les arguments avancés par La France insoumise, notamment celui selon lequel un employeur (en l'occurrence Raphaël Arnault) n'est pas responsable des actes commis par ses salariés (ses collaborateurs parlementaires) ne semblent pas convaincre l'opinion.

Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi, 66% des Français ne sont pas d'accord avec cette idée.

Jeudi matin, ce sont deux figures de gauche, François Ruffin et Marine Tondelier, qui ont appelé à la démission du co-fondateur de la Jeune Garde.

Le premier en raison de la mise en examen de son collaborateur parlementaire. La seconde en raison de la condamnation pour violences du député du Vaucluse, survenue avant son élection à l'Assemblée mais devenue définitive après, lorsqu'il s'est désisté de son appel.

A Lyon jeudi pour soutenir les sortants écologistes à la mairie et à la métropole, Grégory Doucet et Bruno Bernard, le sénateur Yannick Jadot a également appelé Jean-Luc Mélenchon à "rejetter la violence de la Jeune Garde, très clairement". Quant à Raphaël Arnault, il "n'a plus vraiment de place à l'Assemblée nationale", a-t-il ajouté.

- Dispositif sécuritaire renforcé -

La question de la sécurisation du meeting sera primordiale, alors que la ville est connue pour ses affrontements entre groupes d'ultra-gauche et d'ultra-droite et que la marche en hommage au militant nationaliste le week-end dernier a été marquée par des saluts nazis.

"Aucune menace caractérisée" n'a été repérée à ce stade, mais "compte tenu du contexte", un dispositif renforcé a été mis en place, a expliqué mercredi une source policière à l'AFP. Une compagnie de CRS sera mobilisée ainsi que des effectifs de la police nationale pour sécuriser notamment les accès par transports en commun au meeting, selon cette source.

"Nous sommes parfaitement bien organisés et préparés, comme nous le sommes pour chacun de nos meetings, qui se sont toujours bien passés malgré les provocations incessantes de l'extrême droite", indique pour sa part l'entourage de Jean-Luc Mélenchon à l'AFP.

L'ancien président François Hollande assiste aux commémorations du 13 novembre au Stade de France à Saint-Denis, le 13 novembre 2025  ( POOL / Ludovic MARIN )

L'ancien président François Hollande assiste aux commémorations du 13 novembre au Stade de France à Saint-Denis, le 13 novembre 2025 ( POOL / Ludovic MARIN )

François Hollande, autre figure de gauche, volontiers critique de LFI et Jean-Luc Mélenchon, est attendu à Lyon en fin d'après-midi. L'ancien président doit notamment assister à la diffusion d'un documentaire sur lui dans un cinéma.

A moins de trois semaines du scrutin, la campagne prend un nouveau tournant avec la fin du dépôt des listes en préfecture. Le couperet pour les quelque 34.700 communes est tombé à 18H00 et il faudra s'attendre à quelques exceptions comme l'île de Molène, qui faute de candidats sera privée de premier tour le 15 mars.

Des rebondissements ont eu lieu aussi, comme à Marseille où Christine Juste, adjointe au maire à l’environnement, furieuse de ne pas figurer sur la liste du maire sortant Benoît Payan (divers gauche) pour cette nouvelle élection, a réussi en quelques jours à monter sa propre équipe, officialisée jeudi.

Des meetings sont également attendus, à Toulouse pour l'Insoumis François Piquemal, ou Strasbourg, pour la maire écologiste, Jeanne Barseghian, en difficulté dans les sondages.

A Pau, c'est l'ancien Premier ministre François Bayrou, candidat à sa réélection à la mairie, qui doit présenter son programme.

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