Combinaison d'images réalisée le 15 mars 2026 du maire de gauche sortant de Marseille Benoît Payan, à gauche, et à sa doite le candidat RN Franck Allisio ( AFP / JOEL SAGET )
L'incertitude plane sur le débat que doit organiser France 2 jeudi avant le second tour des élections municipales à Marseille, à cause des tiraillements que suscite la présence ou non de Martine Vassal, arrivée troisième au premier tour.
Dans un premier temps, France 2 avait annoncé la tenue d'un débat jeudi à 20H40 entre les deux candidats arrivés en tête, le maire de gauche sortant Benoît Payan et Franck Allisio (RN), sans Mme Vassal (LR).
"C'est dommage pour la démocratie. Quand vous avez trois candidats, vous invitez les trois, ce n'est pas à la presse de déterminer qui a des chances de gagner", a alors protesté auprès de l'AFP Romain Simmarano, porte-parole et numéro 2 de la liste de Mme Vassal.
Après cela, le groupe public France Télévisions a indiqué qu'il discutait "également avec Martine Vassal, qui souhaite participer à ce débat". "Nous avons proposé aux deux autres candidats, Benoît Payan et Franck Allisio, d'élargir ce débat à trois", a poursuivi France Télévisions.
L'équipe de Benoît Payan a assuré à l'AFP être d'accord pour un débat à deux comme pour un débat à trois, renvoyant la balle dans le camp de France Télévisions.
Part des voix obtenues au 1er tour des élections municipales 2026 à Marseille (scrutin municipal) des listes qualifiées ( AFP / Nalini LEPETIT-CHELLA )
Mais pour sa part, M. Allisio a refusé un débat à trois, en faisant valoir que Mme Vassal n'avait "strictement aucune chance" d'être élue et en qualifiant sa candidature de "candidature fantôme" mûe par "une volonté de nuire".
"Je ne participerai pas à une mascarade, je participerai à un débat. On ne nous a jamais proposé un débat à trois, on nous a toujours proposé un débat à deux, que ce soit BFM, que ce soit LCI, que ce soit France 2", a-t-il déclaré à l'AFP.
Sollicitée par l'AFP, France Télévisions n'a pas fait de commentaire.
Au premier tour, M. Payan a devancé M. Allisio d'une courte tête (36,70% contre 35,02%). Mme Vassal était loin derrière, à 12,4%. Avec 11,94%, le LFI Sébastien Delogu était également qualifié pour le second tour, mais il s'est finalement retiré face au risque d'une victoire du RN.
Outre le débat télévisé sur le second tour à Marseille, un cas de figure similaire concernant celui de Paris a provoqué l'indignation de LFI.
Arrivée troisième au premier tour et qualifiée pour le second, sa candidate, Sophia Chikirou, n'avait initialement pas été invitée au débat organisé mercredi soir sur BFMTV et Le Figaro TV entre les deux premiers, Emmanuel Grégoire (gauche unie hors LFI) et Rachida Dati (LR et MoDem). LFI a protesté, et BFMTV a annoncé mercredi après-midi que Mme Chikirou participerait finalement à ce débat, avec l'accord des deux autres candidats.
Saisi par LFI mardi, l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel, a souligné mercredi que "l'organisation de ces débats relève de la liberté éditoriale des chaînes, à condition que l'équilibre des temps de parole soit respecté sur la période". L'Arcom a indiqué avoir "reçu de nombreuses saisines relatives à l'organisation de débats pendant la période électorale".

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer