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Les principales pistes d'économies budgétaires évoquées par Lecornu
information fournie par Reuters 17/09/2026 à 19:54
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Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté jeudi, dans une interview au Figaro, les grandes lignes de son projet de budget pour 2027 qu'il qualifie de "copie offensive sur la réduction de la dépense publique".

Sébastien Lecornu propose ainsi un "effort budgétaire" de 54 milliards d'euros en répétant exclure des hausses d'impôts.

Voici les principales pistes évoquées par le chef du gouvernement :

ETAT

Le budget de l'Etat serait "gelé en valeur" l'an prochain, hors charge de la dette et budget des Armées, ce dernier augmentant de 6,4 milliards d'euros comme prévu. Les ministères de la Justice, de l’Intérieur, de la Recherche et de l’Écologie afficheront également des crédits en hausse.

D'autres ministères devront faire des économies très importantes, ajoute le Premier ministre, citant le ministère du Travail qui devra réaliser 2,5 milliards d’euros d’effort.

Le point d'indice des fonctionnaires, qui concerne également les collectivités territoriales, sera gelé pour une économie prévue de 2 milliards d'euros.

Sébastien Lecornu promet aussi de "préciser prochainement" une "mesure de compression des enveloppes globales" des cabinets ministériels.

DÉPENSES SOCIALES

Sans mesures correctives, les dépenses de la Sécurité sociale seraient en hausse de 22 milliards d’euros, assure le chef du gouvernement.

Parmi les mesures qu'il préconise pour "modérer cette hausse" : un effort budgétaire sur les arrêts maladie, qui sera de l'ordre de 2 milliards d'euros; la réforme sur les ruptures conventionnelles (100 millions d'euros d'économies en 2027, 800 millions d'euros en année pleine). Sébastien Lecornu espère aussi récupérer 1 milliard d'euros supplémentaires via la loi contre la fraude fiscale et sociale, avec l'aide de l'IA.

Le Premier ministre plaide également pour un "recentrage" de l'allocation de rentrée scolaire, "qui n'est pas toujours en lien avec les besoins des familles" tout en proposant un "prêt à taux zéro natalité" pour faciliter l’accès à la propriété d’un logement adapté pour les familles.

L'effort demandé aux retraités sera inférieur à 6 milliards d'euros, dit-il.

Concernant les prestations sociales, Sébastien Lecornu exclut de geler le minimum vieillesse, l'allocation aux adultes handicapés, le RSA ou les petites pensions mais évoque la possibilité de geler les retraites les plus importantes ou les APL (aides personnelles au logement).

Le Premier ministre envisage également de créer pour les étrangers nouvellement arrivés en France un délai de carence pour le déblocage des allocations sociales qui ne dépendent pas du travail.

IMPÔTS

Sébastien Lecornu "refuse de geler le barème de l'impôt sur le revenu" et réaffirme qu'il réduira la surtaxe d'impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises, qu'il souhaite ramener à 5 milliards d'euros.

Le pacte Dutreil favorisant la transmission d'entreprises familiales sera maintenu et un "pacte Papin" sera proposé pour soutenir les reprises de sociétés par les salariés, redit-il.

"Certaines niches fiscales pourront être revues, notamment pour que les revenus soient traités comme ceux tirés du travail. Les ministres proposeront par exemple la fiscalisation des indemnités liées aux arrêts de travail pour financer l’Assurance maladie."

(Rédigé par Jean-Stéphane Brosse, édité par Tangi Salaün)

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