Le député PS et ancien président de la République François Hollande arrive à Blois, le 28 août 2026 ( AFP / Alain JOCARD )
L'ancien président socialiste François Hollande a répété vendredi à Blois son refus de participer à la primaire du pôle social-démocrate, assurant qu'un "moment de vérité" aura lieu en décembre et qu'il s'agira alors de créer une "union sacrée des démocrates" allant "au-delà des formations politiques".
En marge du campus de rentrée du Parti socialiste, l'ex-chef de l'Etat, qui ne cache pas ses ambitions pour la présidentielle mais ne s'est pas déclaré officiellement, a affirmé n'avoir "jamais été favorable" à la primaire.
Plusieurs voix, dont celle du premier secrétaire du PS Olivier Faure, l'ont appelé à participer à cette primaire de la gauche socialiste et démocratique, aux côtés notamment du favori Raphaël Glucksmann.
"Cette procédure, par elle-même, suscite plus de divisions que ne propose de rassemblement", a estimé le député de Corrèze.
"Il se trouve que je suis un ancien président. Je m'adresse peut-être plus largement. Je considère que pour cette élection, il va falloir aller au-delà des formations politiques. Il faut chercher l'union, une union avec les électrices et les électeurs. Parce que l'union sacrée des démocrates, c'est la démarche que j'ai engagée", a-t-il détaillé.
Le vainqueur de la primaire "aura nécessairement à rassembler lui-même", a-t-il par ailleurs noté. "Et puis ensuite, nous verrons : au mois de décembre, il y aura pour la droite comme pour la gauche, de toute façon, un moment de vérité. C'est là que la clarification va avoir lieu", a-t-il prédit.
L'ancien locataire de l'Elysée a semblé voir plus large que cette primaire. "Il ne faut non pas simplement être candidat, il faut gagner cette élection et donc il faut être au second tour. Donc il y aura nécessairement des rassemblements à opérer à la fin de l'année", a-t-il expliqué.
François Hollande s'est par ailleurs différencié du premier secrétaire du PS Olivier Faure sur la question de la censure durant l'examen du budget. "On ne peut pas dire mécaniquement +le Parti socialiste va censurer+", a-t-il dit, appelant à la "négociation".
"S'il n'y a pas de budget pour l'année prochaine, ça mettrait le candidat qui serait victorieux (...) dans une position extrêmement difficile", a-t-il alerté.
"Nous n'aurons pas d'autre réponse que la censure" si le budget "ressemble aux programmes d'Attal et Philippe", avait indiqué M. Faure auprès de Libération jeudi.

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