Emmanuel Macron a repoussé jeudi les accusations du candidat de gauche hors France insoumise à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, accusant l'Elysée d'avoir manoeuvré pour favoriser le retrait de la candidate d'extrême droite Sarah Knafo au bénéfice de celle des Républicains, Rachida Dati.
"Emmanuel Macron est intervenu à différents niveaux pour faire en sorte d'aider au retrait de Sarah Knafo", a déclaré sur franceinfo Emmanuel Grégoire à propos de la candidate Reconquête qui a retiré sa liste pour faire "battre la gauche" après avoir obtenu 10,4% des voix au premier tour des élections municipales organisé dimanche.
L'intervention a eu lieu "à différents niveaux", "auprès d'intermédiaires, auprès de gens qui ont historiquement soutenu Reconquête", a ajouté l'ex-adjoint de la maire sortante Anne Hidalgo.
Interrogé à ce sujet à son arrivée à Bruxelles pour un sommet européen, Emmanuel Macron a fustigé des propos qui n'ont selon lui "aucun sens".
"Ils déshonorent un peu la personne qui les dit comme ça, à l'emporte-pièce (...) c'est pas sérieux", a dit le chef de l'Etat.
"Je ne connais pas madame Knafo à titre personnel et je n'interviens pas du tout dans ces municipales. La discussion que nous sommes en train d'avoir montre que j'ai largement autre chose à faire", a-t-il ajouté en référence au Conseil européen notamment consacré aux guerres en Ukraine et au Moyen-Orient.
Sarah Knafo a elle aussi démenti les propos d'Emmanuel Grégoire dans un message sur le réseau X où elle accuse le candidat socialiste de "paniquer" et de "sombrer dans le complotisme" à 72 heures d'un second tour très incertain.
"Je n'obéis à personne. Ma liberté et mon sens du devoir vous sont insupportables : c'est que j'en ai fait bon usage. Je vous souhaite une excellente défaite", ajoute-t-elle.
L'ancienne ministre de la Culture Rachida Dati, impétrante LR soutenue par le MoDem et l'UDI, a obtenu 25,5% des voix dimanche dernier, loin derrière Emmanuel Grégoire (38%).
Le candidat de la gauche unie (socialistes, communistes et écologistes) a repoussé toute idée d'alliance avec la représentante insoumise Sophia Chikirou, qui se maintient au second tour après avoir recueilli 11,7% des suffrages.
(Rédigé par Elizabeth Pineau, édité par Blandine Hénault)

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