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France/Lycées-Entre 400 et 500 établissements encore fermés avant les manifestations prévues mardi
information fournie par Reuters 05/10/2026 à 11:22

Entre 400 et 500 lycées - et certains collèges - sont fermés lundi en France, sur un total de 3.700, signe que la mobilisation des lycéens contre la dégradation des conditions d'enseignement ne faiblit pas à la veille de grandes manifestations prévues à travers le pays.

Au lendemain d'une lettre envoyée par le Premier ministre Sébastien Lecornu invitant plusieurs ministres, dont celui de l'Education nationale, à engager cinq chantiers pour tenter de répondre aux préoccupations des lycéens, d'autres membres du gouvernement lancent un appel à la fermeté.

"La priorité, c'est d'abord de rétablir l'ordre", a déclaré Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, sur CNews.

"Des revendications peuvent être légitimes, mais entre des lycéens qui ont des choses à dire, encore une fois de manière pacifique et légitime, et des violences urbaines, il y a un monde où c'est deux choses complètement différentes", a-t-elle ajouté.

Elle s'exprimait alors que de nouveaux débordements de violence étaient signalés lundi en marge de blocages à Paris, Lille ou encore Toulouse.

Pour nombre de responsables de gauche, les violences accompagnant la contestation lycéenne qui a débuté le 21 septembre dans l'académie de Créteil (Val-de-Marne) s'expliquent en partie par le temps mis par le gouvernement à ouvrir la discussion et par la réponse répressive apportée à ce mouvement.

"Nous avons été scandalisés de ce que nous avons vu depuis 10 jours et de cette répression inédite que le gouvernement a organisée contre la mobilisation des lycéennes et des lycéens", a déclaré Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, sur TF1.

Elle a confirmé que les "militantes et les militants" de la CGT seraient présents mardi dans les cortèges pour "protéger les lycéennes et les lycéens".

Les élèves qui bloquent les lycées dénoncent notamment des classes surchargées, un manque d'enseignants ou encore la vétusté des bâtiments, attribuant ces problèmes à des années de sous-investissement dans le secteur de l'enseignement public.

Depuis une semaine, environ 5.000 personnes, pour la plupart des adolescents, ont été interpellées dans tout le pays et des dizaines d'autres ont été blessées.

Interrogé sur Sud Radio, Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace, a déclaré craindre lors des manifestations prévues mardi "un embrasement au niveau national - enfin lycéens plus étudiants".

"Il y a des discussions entre des lycéens et des étudiants, on a des blocages, il n'y a pas eu de violences dans les universités (...). Je pense que (la manifestation du 6 octobre) sera suivie (par les étudiants)", a-t-il ajouté.

(Rédigé par Benoit Van Overstraeten avec Nicolas Delame)

1 commentaire

  • 11:42

    Bizarrement, peu d'information sur les désordres.
    Comment faire arrêter les manifestations organisées pour « améliorer des conditions » ?
    Facile. Fermer les établissements exposés. Informer, que dans dix jours pourrons être admis
    les lycéens ayant reçu une réponse favorable à leur demande écrite de réadmission.
    Cela assécherait les réserves innocentes de voyous agressifs, qui font reculer les véhicules de la police désorientée.


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