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France: Les propos de Macron font polémique, le débat sur le pass encore perturbé
information fournie par Reuters 05/01/2022 à 15:56
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FRANCE: LES PROPOS DE MACRON FONT POLÉMIQUE, LE DÉBAT SUR LE PASS ENCORE PERTURBÉ

FRANCE: LES PROPOS DE MACRON FONT POLÉMIQUE, LE DÉBAT SUR LE PASS ENCORE PERTURBÉ

PARIS (Reuters) - La polémique sur les déclarations d'Emmanuel Macron visant les non-vaccinés contre le COVID-19 perdurait mercredi à l'approche de la reprise des débats à l'Assemblée nationale sur le texte créant le pass vaccinal, déjà très agités la veille.

Une phrase tirée d'une interview accordée au Parisien, dans laquelle le président dit vouloir "continuer à emmerder jusqu'au bout" les non-vaccinés, a mis le feu aux poudres dès mardi soir chez les députés, qui discutaient du projet de loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire du coronavirus en France.

Dans cet entretien publié à une centaine de jours de l'élection présidentielle d'avril, le chef de l'Etat dit son "envie" d'être candidat, sans aller plus loin.

De quoi attiser les oppositions déjà en campagne, pour qui le chef de l'Etat fait preuve de "mépris" et commet une "faute politique".

La candidate Les Républicains (LR) à la présidentielle, Valérie Pécresse - favorable au pass vaccinal - s'est déclarée mercredi "indignée" par les propos d'Emmanuel Macron.

"Ce n'est pas au président de la République de trier entre les bons et les mauvais Français, (...) il faut les rassembler sans les insulter", a-t-elle jugé sur CNEWS.

Pour celle qui est donnée par les sondages comme une possible adversaire de second tour pour le chef de l'Etat, "il faut avoir le courage de la vérité mais l'insulte n'est jamais la bonne solution, alors oui, il faudra mettre fin à ce quinquennat du mépris."

Le chef de file de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, opposé au pass sanitaire comme au pass vaccinal, a dit sa surprise, "d'autant que la ligne défendue par le gouvernement jusqu'ici était de convaincre les gens de se faire vacciner."

"Là, tout d'un coup, au détour d'une interview, on apprend que la position politique de M. Macron c'est de contraindre (...) sous la forme (...) d'une stratégie de l'emmerdement maximum pour les gens qui ne sont pas vaccinés", a-t-il dit à la presse conviée dans son bureau de l'Assemblée nationale.

"QUI EMMERDE LA VIE DE QUI ?"

Dénonçant "une forme de bras d'honneur au Parlement", le député des Bouches-du-Rhône a précisé que son groupe envisageait un recours devant le Conseil constitutionnel.

Dans la majorité, de nombreuses voix se sont élevées pour défendre le "parler vrai" du président. "Il a parlé aux 92% de Français qui se sont fait vacciner, parfois à contrecoeur", a dit à Reuters une source gouvernementale. "Il a répondu de manière 'cash', directe, avec le style qui a fait le succès d'Emmanuel Macron."

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a défendu une stratégie "cohérente" car "cela fait des mois qu'on a choisi de faire peser la contrainte sur ceux qui ont fait le choix de ne pas se faire vacciner."

"Qui emmerde la vie de qui aujourd'hui ? (...) Ce sont ceux qui s'opposent au vaccin", a-t-il souligné lors du compte rendu du conseil des ministres, citant, au nombre des Français handicapés par la non-vaccination, les personnels soignants, les personnes âgées, les professionnels de la restauration et du monde culturel.

La publication de l'interview d'Emmanuel Macron, qui répondait à des lecteurs du quotidien, a enflammé l'hémicycle mardi soir, au moment où les députés débattaient sur le projet de loi remplaçant le pass sanitaire par le pass vaccinal.

La séance, très perturbée, a été suspendue à trois reprises - dont une fois entre minuit et 01h00 du matin après que des élus ont réclamé en vain la venue dans l'hémicycle du Premier ministre Jean Castex.

La séance a finalement été levée à 01h55 et le débat devait reprendre mercredi à 15h00 (14h00 GMT).

Alors que la France est confrontée à un raz-de-marée de contaminations par le variant Omicron du coronavirus responsable du COVID-19, ce projet de loi, qui fait l'objet d'une procédure accélérée, a principalement pour objectif de transformer du pass sanitaire en un pass vaccinal, supposé entrer en vigueur le 15 janvier.

Le calendrier des débats avait déjà déraillé dans la nuit de lundi à mardi après une suspension de séance inattendue.

(Rédigé par Elizabeth Pineau, Jean Terzian et Myriam Rivet, édité par Blandine Hénault)

16 commentaires

  • 06 janvier 09:46

    Sachant que les gens de plus de 60 ans ne sont pas tus à la retraite ,il faudrait alors qu'ils démissionnent pour s'enfermer chez eux ? vos solutions, aigle noir ne sont que des solutions de papier des yaka focon à l'ouest de l'ouest!


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