Ligue des champions de l'UEFA - Entraînement du Paris Saint-Germain
Le Paris Saint-Germain lance mercredi contre le Slovan Bratislava, au Parc des Princes, sa campagne de Ligue des champions dont il est l'inévitable favori après avoir enlevé les deux dernières éditions et vise un rare triplé malgré un début de saison au ralenti.
Vainqueur en 2025 à Munich de la première C1 de son histoire face à l'Inter Milan (5-0), le PSG a triomphé une deuxième année consécutive en venant à bout d'Arsenal à l'issue de la séance de tirs au but, en mai dernier à Budapest (1-1, 4-3 aux t.a.b.).
Animés par leur faim de titre, jamais rassasiés, les Parisiens entament cette nouvelle Ligue des champions avec l'objectif d'un troisième sacre consécutif que seuls le Real Madrid, l'Ajax Amsterdam et le Bayern Munich ont réussi dans l'histoire de la compétition, fondée en 1956. Après leurs cinq titres d'affilée au commencement de la C1, les Madrilènes sont les derniers à avoir été récompensés au moins trois saisons de rang, de 2016 à 2018 sous les ordres de Zinédine Zidane.
"Si on veut gagner encore une fois, on doit être exigeants avec nous-mêmes, maintenir notre niveau d'exigence car on a vu que les autres équipes ont eu des recrues, ont essayé d'améliorer leur effectif", a déclaré Marquinhos, le capitaine du PSG, en conférence de presse mardi.
"Je pense que cette saison, ce sera encore plus difficile que les autres."
Après ce doublé, le principal défi pour Luis Enrique est de maintenir ses troupes sous pression.
"Tout le monde est excité de jouer contre nous, il faut l'accepter. Cela veut dire qu'il faut sortir de notre zone de confort. Je cherche à améliorer notre équipe, à montrer à nos supporters qu'il faut se réinventer chaque jour."
Contrairement à l'an passé, le PSG a été bien plus actif sur le marché des transferts, et ce dans les deux sens. Il s'est renforcé avec les arrivées des internationaux français Maghnes Akliouche et Lucas Digne, le champion du monde espagnol Ferran Torres, le Belge Mika Godts et le jeune gardien de but italien Alessandro Longoni.
Le club de la capitale a également été l'un des meilleurs vendeurs en Europe, récoltant près de 350 millions d'euros pour les départs de Bradley Barcola (Liverpool), Gonçalo Ramos (AC Milan), Ibrahim Mbaye (Aston Villa), Randal Kolo Muani (Juventus) et Lee Kang-in (Atlético de Madrid).
Le PSG a surtout misé sur la continuité, annonçant vendredi dernier une salve de prolongations de contrat : Fabian Ruiz est engagé jusqu'en 2028 avec une année supplémentaire en option, Joao Neves, Wilian Pacho, Lucas Beraldo et Senny Mayulu jusqu'en 2031. Mais la prolongation la plus importante est certainement celle de Luis Enrique jusqu'en 2030.
Depuis son arrivée à l'été 2023, l'entraîneur espagnol a façonné un collectif à son image et compte déjà 13 trophées en poche à Paris, le dernier lors de la Supercoupe d'Europe remportée le mois dernier contre Aston Villa (2-1).
Sauf que depuis ce premier match de la saison, le PSG est au ralenti et n'a gagné aucun de ses quatre matches suivants. Il a d'abord cédé contre le RC Lens lors du Trophée des champions (1-0) avant de concéder le nul au Stade rennais (2-2) et à Lille (2-2) puis de s'incliner à domicile contre Monaco (2-1) à l'occasion de ses trois premières rencontres de Ligue 1.
"Si on parle seulement des résultats, c'est un début de saison catastrophique", a reconnu Luis Enrique.
Particulièrement friable défensivement (six buts sur les trois derniers matches), le double champion d'Europe en titre n'avait jamais réalisé un tel début de championnat depuis son rachat en 2011 par Qatar Sports Investments.
Lucide, le capitaine et défenseur du club de la capitale Marquinhos assure que les erreurs sont à mettre sur le compte du début de saison.
"Il y a toujours des erreurs qu'on peut commettre. Il faut juste être honnête avec nous-mêmes pour voir ce qu'on peut améliorer", a-t-il déclaré.
Son calendrier en Ligue des champions semble un peu moins relevé que la saison dernière, où le passage par les barrages pour une deuxième édition consécutive ne l'avait pas empêché d'aller une nouvelle fois jusqu'au bout. Après un début plus qu'abordable contre le Slovan Bratislava, le champion de France verra le relief se corser avec un déplacement à Manchester City puis la réception de Barcelone.
Jusqu'à la fin de sa phase de ligue, il devra ensuite visiter Villarreal, Aston Villa et Côme et recevoir l'AS Rome, et Galatasaray.
Lille et Lens, les deux autres clubs engagés cette saison en C1, lancent respectivement leur exercice mardi face au Betis Séville et jeudi au Slavia Prague.
La finale est prévue le 5 juin prochain au stade Metropolitano de Madrid.
(Rédigé par Vincent Daheron avec Zhifan Liu, édité par Augustn Turpin)

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