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BCE: Une première hausse de taux envisagée en juin selon des sources
information fournie par Reuters 30/04/2026 à 18:03

Christine Lagarde, présidente de la BCE, s'adresse aux journalistes à l'issue de la réunion du Conseil des gouverneurs, à Francfort

Christine Lagarde, présidente de la BCE, s'adresse aux journalistes à l'issue de la réunion du Conseil des gouverneurs, à Francfort

Les responsables de la ‌Banque centrale européenne (BCE) devraient relever les taux d'intérêt au moins deux fois, à ​compter de leur prochaine réunion en juin, à moins qu'une issue favorable au conflit en Iran ne ramène rapidement les prix de l'énergie à leurs niveaux ​d'avant-guerre, ont rapporté à Reuters deux sources proches du dossier.

Comme prévu, la BCE a laissé jeudi ​ses taux directeurs à leur niveau actuel ⁠mais a fait état de ses inquiétudes croissantes face à la résurgence ‌de l'inflation, les perturbations de l'approvisionnement en carburant et autres produits dans le détroit d'Ormuz, faisant grimper les coûts pour la ​zone euro, particulièrement dépendante ‌des importations d'énergie.

Des sources s'exprimant sous couvert d'anonymat ont ⁠déclaré s'attendre à une première hausse des taux en juin si la situation restait inchangée, alors que le baril de Brent a frôlé jeudi les 125 ⁠dollars le baril ‌avant de redescendre légèrement en séance.

S'appuyant sur les projections de base ⁠de la BCE, publiées en mars, ces sources ont indiqué qu'au moins ‌deux hausses de taux étaient à prévoir en retenant cette ⁠hypothèse.

Une telle perspective a déjà été évoquée lors de la ⁠réunion de ce jeudi ‌de l'institution, au cours de laquelle plusieurs responsables se sont prononcé initialement ​en faveur d'une hausse des coûts d'emprunt.

L'une ‌des sources a déclaré que le débat de ce jeudi portait principalement sur le mois de ​juin et qu'il y avait peu de désaccord autour de la table quant à la nécessité d'une réaction, à moins d'un changement fondamental ⁠des perspectives.

Une deuxième source a souligné que la décision attendue pourrait encore évoluer si un accord entre les Etats-Unis et l'Iran mettait fin au conflit et entraînait une baisse des prix de l'énergie.

Sollicité, un porte-parole de la BCE a refusé de s'exprimer.

(Reportage Francesco Canepa et Balazs Koranyi; version française Claude Chendjou, édité ​par Benoit Van Overstraeten)

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