( AFP / DAVID MCNEW )
Les immatriculations de voitures électriques en Allemagne ont bondi de près de deux tiers en juillet sur un an, toujours dopées par les subventions gouvernementales, selon des chiffres publiés jeudi par l'Agence fédérale de l'automobile (KBA).
En juillet, ces immatriculations ont progressé de 61,7% à 78.600 unités environ, représentant désormais 29,3% du marché total de l'automobile dans la première économie européenne.
A l'inverse, les moteurs traditionnels ont poursuivi leur déclin, les immatriculations d'essence s'écroulant de 29,7% et de diesel de 21,8%.
"Les aides publiques en faveur des voitures électriques restent le principal moteur du marché allemand des véhicules neufs", qui ont dans l'ensemble augmenté de 1,2% en juillet sur un an, analyse le cabinet EY dans un communiqué.
En début d'année, le gouvernement allemand a réintroduit une prime à l'achat de véhicules électriques et hybrides, pour un montant compris entre 1.500 et 6.000 euros.
Constantin Gall, du cabinet EY, observe que ce sont surtout les constructeurs étrangers qui bénéficient de ces aides, regrettant que "la forte croissance du marché des voitures électrique n'apporte pour l'instant que des avantages limités à l'industrie automobile nationale".
Selon le cabinet, les ventes des constructeurs automobiles chinois, dont la pression sur les prix met en difficulté les groupes européens, ont bondi de 85,5% sur un an.
BYD (+365,4%), XPENG (+371,1%) et Leapmotor (+328,8%) voient chaque mois leurs ventes exploser, et ont atteint une part de marché en Allemagne de 7,1% en juillet, d'après EY, contre 3,9% un an plus tôt.
A l'inverse, les immatriculations des véhicules électriques de l'américain Tesla, propriété du milliardaire Elon Musk, se sont effondrées de 66,9% pour un total de 367 immatriculations seulement.
Cela contraste fortement avec ses performances cumulées sur les sept premiers mois de l'année (+192,2%).
Interrogé par l'AFP, l'expert de l'automobile Ferdinand Dudenhöffer n'y voit pas un renversement de tendance mais plutôt un effet à court terme lié au modèle de vente directe de la marque depuis ses propres entrepôts, contrairement aux constructeurs traditionnels comme Volkswagen ou Peugeot.
"Si Tesla est mauvais sur un mois, c'est lié à la disponibilité des produits, c'est-à-dire que trop peu de véhicules ont été produits pour le marché", explique-t-il.
1 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer