(Répétition sans changement)
* Le président ukrainien participe aux discussions
* Il recherche le soutien de l'Américain Donald Trump
* Analyse des suites du protocole d'accord avec l'Iran
Les pays du G7 réunis mardi à Evian (Haute-Savoie) ont apporté leur soutien à l'Ukraine et se sont mis d'accord pour faire pression sur la Russie afin de trouver une issue au conflit, a-t-on appris de source diplomatique française après une réunion en présence du président ukrainien Volodimir Zelensky.
Volodimir Zelensky a été invité par le président français Emmanuel Macron sur les bords du lac Léman où le sommet de trois jours s'est ouvert lundi en présence de l'Américain Donald Trump, satisfait du protocole d'accord conclu entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Présent mardi matin à une session sur la "consolidation de la paix en Ukraine", le locataire de la Maison blanche s'est montré disposé à mettre fin au conflit, affirmant que Volodimir Zelensky et le président russe Vladimir Poutine souhaitaient une issue en ce sens.
Selon une source diplomatique française, les leaders du G7 ont tous exprimé leur soutien à Kyiv, qui se traduira par l'envoi de matériel militaire.
Ils sont aussi convenus d'accroître la pression sur la Russie pour l'inciter à mettre fin à la guerre, notamment au moyen de sanctions contre son pétrole et son gaz naturel.
Les récentes attaques de drones ukrainiens en territoire russe ont mis le président Vladimir Poutine sur la défensive.
Devant la presse lundi à Evian, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a parlé de la Russie comme d'un pays dont "l'économie de guerre n'a jamais été aussi faible".
Le président ukrainien a rencontré les dirigeants des pays du G7 et s'est entretenu en particulier avec Donald Trump.
Face à l'impasse des négociations, Volodimir Zelensky s'efforce de relancer le dialogue et de renforcer le rôle de l'Europe pour mettre fin à un conflit très meurtrier qui dure depuis plus de quatre ans.
Il a déclaré lundi avoir proposé une rencontre avec Vladimir Poutine lors du sommet du G7, mais que ce dernier n'était pas disposé à dialoguer.
L'IRAN N'AURA PAS L'ARME ATOMIQUE, ASSURE TRUMP
Sur le dossier iranien, les dirigeants européens entendent mettre Donald Trump en garde contre un accord superficiel qui risquerait de renforcer les programmes nucléaires et balistiques de Téhéran. Emmanuel Macron a mis en exergue l'importance de garantir un "accord solide et sérieux, qui soit finalisé".
Donald Trump a qualifié d'"équitable" le protocole d'accord appelé à être signé vendredi et répété que l'accord définitif, qui reste à négocier, garantirait au reste au monde que Téhéran n'aurait jamais l'arme atomique.
"Nous avons conclu un accord avec l'Iran, et il devrait être couronné de succès ; il passe à une deuxième étape qui, je pense, devrait être plus facile", a dit Donald Trump, évoquant des dirigeants iraniens "plus rationnels" que leurs prédécesseurs.
Le déjeuner de travail de mardi devait être consacré à la réouverture en toute sécurité du détroit d'Ormuz, via le possible déploiement d'une mission maritime franco-britannique et l'identification de voies alternatives contournant ce passage. Selon Donald Trump, le détroit sera "totalement ouvert" vendredi.
Invités par la présidence française du G7, les dirigeants des Émirats arabes unis, du Qatar et de l'Égypte participeront aux pourparlers de mardi. S'il n'est pas prévu qu'ils abordent en détail le programme nucléaire iranien, mais ils pourraient exprimer leurs attentes, ont indiqué des diplomates.
Le protocole d'accord doit ouvrir une fenêtre de 60 jours pour des négociations techniques complexes portant notamment sur l'uranium hautement enrichi iranien et la levée des sanctions pesant sur le pays.
Les Européens craignent que les négociateurs américains échouent à obtenir un accord nucléaire solide et à aborder la question du programme de missiles balistiques iraniens, au risque de prolonger l'impasse.
Mises à l'écart ces derniers mois, la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne entendent jouer un rôle dans cette phase de négociations.
Ces trois pays ont entamé des discussions avec l'Iran sur son programme nucléaire en 2003, collaborant avec le président américain de l'époque, Barack Obama, pour conclure un accord en 2015 en échange d'un allègement des sanctions. Donald Trump a retiré les États-Unis de cet accord lors de son premier mandat.
(Reportage John Irish, Michel Rose et Gabriel Stargardter, avec Elizabeth Pineau, édité par Benoit Van Overstraeten)

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