Patrimonia : deux regards croisés optimistes sur l'immobilier

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La convention Patrimonia a ouvert ses portes hier à Lyon. A cette occasion Blandine Fischer, Directrice Pôle Assurances/Finance d’Infopro Digital organisateur de la Convention Patrimonia, et Guy Marty, Directeur Général de l’IEIF livrent leurs avis d'expert sur le marché immobilier.

Guy Marty : « L'immobilier doit reprendre une place gratifiante de moteur de l'économie »

« L’un des grands enjeux d’aujourd’hui est que la sphère financière revienne vers l’économie réelle afin de la financer d’une façon ou d’une autre » défend Guy Marty Directeur général de l’IEIF (Institut de l’épargne immobilière et foncière). Comment ? En faisant en sorte que l’épargne à long terme contribue de façon plus importante à la prospérité économique. Sous cet angle, le placement immobilier reprend tout son sens qu’il s’agisse de logements ou d'immobilier d'entreprises. D'ailleurs, « l’immobilier est au cœur du système et ce pan de l'économie pourrait à l'avenir être privilégie par les investisseurs institutionnels ou particuliers

Un regret ? Le spécialiste regrette que les politiciens ou les économistes ont toujours évoqué avec condescendance l'immobilier comme un placement stérile. Les Pouvoirs Publics n’ont jamais considéré l’immobilier comme un secteur à part entière de l’économie. Pour preuve : la pierre n’a jamais été admise dans le PEA ou les plans d’épargne retraite... C'est injuste !

Pourtant, l'immobilier doit reprendre une place gratifiante de « moteur de l’économie ». 3 raisons : D'abord, L’immobilier représente tout un pan d’activité non délocalisable. Elle est créatrice d’emplois, depuis les moins qualifiés jusqu’aux plus sophistiqués. Deuxio, L’immobilier est lié étroitement à l’un des grands défis de l’économie actuelle : le contrôle des dépenses d’énergie. Ces dernières correspondent à un nouveau moteur de croissance auquel participe activement le secteur de l’immobilier. Enfin, l’immobilier induit tout un travail d’innovation, de recherche de nouvelles techniques de construction, de nouveaux matériaux, de nouvelles façons de « sourcer » ou de gérer l’énergie qui sont au cœur des évolutions technologiques.

 Jusque dans les années 90-2000 l’économie pouvait se passer de l'immobilier. Aujourd’hui, il est, au contraire, au cœur de l’évolution économique. L’argent qui va vers l’immobilier nourrit une chaîne aujourd’hui extrêmement vertueuse pour l’économie. Ce mouvement est donc appelé à s’accroître…

Blandine Fischer : « L'avenir positif pressenti pour l’immobilier est de bon augure pour les investisseurs »

L'avenir positif pressenti pour l’immobilier est de bon augure pour les investisseurs comme pour les professionnels du conseil patrimonial dont les clients restent attachés à la Pierre. En effet, dans le domaine des placements, l’une des règles fondamentales pour reconnaître une bonne affaire est son utilité économique.

Partir de ce postulat pour sélectionner les bons placements est indispensable, mais ne doit toutefois pas constituer le seul critère de choix. Certains placements reconnus utiles pour la collectivité peuvent ne pas satisfaire les investisseurs sur le plan des rendements, notamment. Par exemple, ce n’est pas parce que la population française vieillit et que les divers modes d’hébergement pour personnes âgées sont donc d’une grande utilité, que tous représentent de bonnes affaires pour des investisseurs particuliers. De même, ce n’est pas parce que la France manque de logements que tous les appartements sont intéressants pour un bailleur locatif. Il y a des villes où il n’est pas intéressant d’investir car la démographie y est en recul et que l’économie n’y est pas assez florissante pour assurer un marché locatif attractif.

C’est là qu’interviennent évidemment les compétences des spécialistes aptes à décortiquer un produit et à conseiller leurs clients sur son intérêt ou pas.

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