Marchés : la récente amélioration est "encourageante mais un peu fragile" (Cholet Dupont)

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Cholet Dupont estime que le rebond boursier va désormais marquer une pause, après quoi le mouvement haussier se poursuivrait au premier semestre 2016.
Cholet Dupont estime que le rebond boursier va désormais marquer une pause, après quoi le mouvement haussier se poursuivrait au premier semestre 2016.

Les marchés actions retrouvent des couleurs depuis plusieurs semaines malgré une séance dans le rouge lundi 9 novembre. La société de gestion Cholet Dupont retrouve davantage d’optimisme que le mois dernier, mais tempère cet enthousiasme à court terme.

Après son rebond de presque 10% en octobre, le CAC40 reste bien orienté depuis le début du mois de novembre (+1% environ), tout en retrouvant une volatilité réduite.

Le mois dernier, « un rebond sensible et bienvenu a été enregistré sur toutes les classes d’actifs risqués, actions comme obligations », observe Vincent Guenzi, directeur de la stratégie d’investissement de Cholet Dupont. Néanmoins, le rebond a été rapide et son potentiel semble épuisé à court terme, explique-t-il. « Il serait logique que la hausse s’essouffle, mais un retour vers les points bas du 3ème trimestre semble moins probable [qu’il y a un mois] ».

Dans ce cadre, la société de gestion a conservé ses objectifs inchangés à court et moyen terme. « Nous n’avons pas modifié nos prévisions de fin d’année pour les indices. Elles semblent maintenant plutôt conservatrices ». Cholet Dupont estime en effet que CAC40 devrait se situer aux alentours de 4.900 points en fin d’année, un niveau semblable voire légèrement inférieur au niveau actuel.

La société de gestion reste néanmoins résolument optimiste à moyen terme, entrevoyant un CAC40 à 5.400 points pour la mi-2016, représentant une hausse de l’indice d’environ 10% par rapport au niveau actuel.

Les doutes sur la Chine sont « sortis des écrans radar »

Parmi les principales raisons d’optimisme à moyen terme, se trouve bien sûr l’effet d’une éventuelle accélération du « quantitative easing » de la part de la BCE, mais pas seulement.

« Nous ne serions pas étonnés que les perspectives bénéficiaires des entreprises commencent à se redresser timidement. La moitié des secteurs européens ont connu un relèvement de leurs perspectives après plusieurs mois de baisse », affirme Vincent Guenzi, qui poursuit : « En 2016, la baisse du pétrole, des produits de base et la hausse du dollar devrait s’atténuer ou s’arrêter. Tous les secteurs qui en dépendent devraient voir alors leurs perspectives bénéficiaires se stabiliser et se redresser lentement ».

Le directeur de la stratégie d’investissement de Cholet Duponti détaille : « Les signaux de stabilisation de l’activité économique, les mesures des autorités chinoises pour soutenir la croissance et l’intervention des banques centrales en Chine et en Europe nous garantissent un environnement plus favorable. Aux Etats-Unis, le changement modeste de politique monétaire attendu en décembre et au cours de l’année 2016 n’étouffera pas la croissance qui est apparue résiliente à l’automne. Le risque tant redouté de ralentissement généralisé induit par une récession chinoise est sorti des écrans radar ».

Le marché reste « imprévisible »

Attention néanmoins à la question des taux directeurs de la Fed. « D’un côté, le redressement des perspectives économiques conforte notre scénario haussier à moyen terme. De l’autre, le très probable relèvement des taux courts américains se dresse devant nous et la réaction des marchés à court terme est devenue totalement imprévisible (...). De nouvelles petites déceptions en provenance de Chine ou d’ordre géopolitique (au Portugal, en Espagne ou au Moyen-Orient) pourraient alors faire reculer les indices ».

Pour la société de gestion, tout mouvement baissier au cours des prochaines semaines ou des prochains mois devrait néanmoins rester limité. Cela serait alors l'occasion de réaliser des achats à bon compte. « En cas de repli des indices dans les prochaines semaines sans dégradation de l’environnement macro-économique, nous pourrions surpondérer à nouveau les actions européennes à court terme », explique Vincent Guenzi.

L’Europe est en effet le continent privilégié des investissements de la société de gestion alors que la BCE reste dans une optique offensive pour combattre la morosité économique : « Nous préférons les actions européennes, devant les actions américaines ou japonaises », précise ainsi la société de gestion.

X. Bargue (redaction@boursorama.fr)

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  • soulamer le lundi 9 nov 2015 à 17:39

    on entretient bien la volatilité chez les banksters