Marchés : la Grèce a éclipsé les bonnes statistiques économiques européennes (Convictions AM)

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Convictions AM remarque que les indicateurs économiques européens sont au plus haut depuis quatre ans.
Convictions AM remarque que les indicateurs économiques européens sont au plus haut depuis quatre ans.

Alors que le dossier grec s’éloigne peu à peu, les investisseurs retrouvent davantage de sérénité. Dans ce cadre, Convictions Asset Management présente ses préférences en termes d’allocation de portefeuille. La société de gestion est positive sur l’Europe.

Malgré les inquiétudes autour de la crise grecque et du krach boursier chinois, l’économie mondiale reste plutôt dynamique. « La croissance économique mondiale atteindra un niveau modeste cette année avec une progression de 3% », estime ainsi Convictions AM dans sa dernière note de conjoncture. Néanmoins, « dans l’industrie et les services, l’indice mondial confirme un niveau d’activité modéré », poursuit la même source.

Etats-Unis : pas d’inquiétude, mais prudence sur les actions

Côté américain, « la croissance devrait progresser de 2 à 2,5 % après un premier trimestre décevant en raison des intempéries et de la grève des ports à l’Ouest », résume Convictions AM.

Revenant sur l’impact à venir de la hausse des taux de la Fed sur l’économie américaine, la société de gestion explique que « l’élément essentiel pour les marchés d’actions [américains] ne réside pas dans la première augmentation des taux mais davantage dans le rythme des relèvements futurs décidés par la Fed ».

Néanmoins, Convictions AM remarque que « malgré la baisse du prix de l’énergie, les ménages américains privilégient l’épargne et manquent de dynamisme pour soutenir une accélération de la reprise ».

Ainsi, la société de gestion estime qu’« il est préférable de rester neutre sur les actions [américaines]. Cependant les opportunités existent sur les secteurs peu liés au dollar comme les petites entreprises de croissance, les banques où les entreprises de la nouvelle économie ».

Europe : bonne conjoncture malgré les incertitudes grecques

Côté européen, Convictions AM explique : « le début de reprise se confirme. Les indicateurs avancés sont au plus haut depuis 4 ans. La distribution de crédit redémarre selon les derniers indicateurs de la BCE ».

Toutefois, quelques indicateurs économiques restent décevants. « L’investissement reste en suspens, en particulier le plan Juncker qui semble difficile à mettre en place », relève la société de gestion. Le plan de relance budgétaire prévu par la Commission européenne, ayant pris le nom du président de l’institution Jean-Claude Juncker, avance en effet très lentement. Lancé à l’automne dernier, le plan prévoit d’aider l’investissement des PME innovantes en Europe.

Convictions AM remarque que « les résultats des entreprises s’améliorent mais cette tendance a déjà été anticipée ». Malgré cela, « les actions [européennes] recèlent [encore] un potentiel d’appréciation important. Les banques, les pays périphériques et les petites entreprises sont privilégiés ».

Japon : la relance toujours à l’œuvre

En ce qui concerne l’économie japonaise, l’optimisme est également de mise. « Le premier ministre Shinzo Abe est déterminé à réussir son pari de reflation de l’économie », estime la société de gestion. « Les actions [japonaises] sont privilégiées car la valorisation est raisonnable et l’orientation des bénéfices par action est toujours positive ». Enfin, « la baisse de l’impôt sur les sociétés devrait être un catalyseur à la hausse du marché », ajoute la même source.

Emergents : des dangers à éviter

Enfin, du côté des pays émergents, Convictions AM se montre très prudente : « le rythme de croissance des pays émergents devrait se stabiliser, mais il ne faut pas s’attendre à un rebond rapide dans les prochains mois ».

Pour rappel, plusieurs pays « émergents » restent pénalisés par les faibles prix des matières premières, notamment du pétrole, dont ils sont exportateurs. C’est en particulier le cas du Brésil ou de la Russie. D’autres pays émergents, grands consommateurs de pétrole, bénéficient en revanche de la faiblesse des prix. C’est notamment le cas de l’Inde et de la Chine. L’ancien sigle « BRICS », qui regroupait ces pays sous le même acronyme, n’a plus guère de validité tant la trajectoire économique de ces pays est désormais inégale.

Ainsi, pour les pays émergents, Convictions AM estime que « sur les marchés actions, la sélectivité reste clé. L’Asie est privilégiée, elle bénéficie de la reprise des pays développés et de l’effet pétrole. Les pays comme l’Inde, qui engagent des programmes de réformes, sont bien orientés ».

La société de gestion ne commente pas particulièrement les récents soubresauts de la bourse chinoise, mais reconnaît l’existence d’une « bulle ». La société de gestion considère néanmoins que l’Etat chinois pourrait encore agir pour maintenir un niveau de croissance annuel de 7% dans le pays pour 2015.

X. Bargue

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  • y.batard le lundi 20 juil 2015 à 17:40

    à se demander pourquoi les taux d'intérêts sont bas si 1) le risque des dettes souveraines est verrouillé par les politiques et les banquiers centraux (...), 2) l'activité économique est de si bonne facture. Mais bon, il convient de mettre son cerveau de côté, d'effacer d'éventuels souvenirs, et de ne fonctionner qu'avec les media mainstream...