L'immobilier parisien baisse encore

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La tendance baissière des prix de l'immobilier parisien pourrait encore se poursuivre dans les mois à venir.
La tendance baissière des prix de l'immobilier parisien pourrait encore se poursuivre dans les mois à venir.

Les prix de l'immobilier parisien ont continué à se contracter au mois d'octobre. La baisse reste très modérée (-0,1%) mais marque surtout l'absence de rebond du marché à court terme après des baisses significatives en août (-1,5%) et septembre (-1,0%).

Paris redeviendra-t-elle progressivement une ville à l'immobilier abordable ? Les prix de « l'ancien » dans la capitale n'en finissent plus de baisser, bien que le mouvement semble perdre de son ampleur. Avec une contraction de 0,1% le mois dernier, le prix moyen du mètre carré parisien se situe désormais à environ 7840¤ au mois d'octobre.

Forte baisse de la demande

À en croire le baromètre du site MeilleursAgents.com, la tendance baissière devrait se poursuivre dans les mois à venir. Le constat est simple : il n'y a plus assez d'acheteurs face au nombre de vendeurs pour soutenir les prix.

Pour l'ensemble de la France, il y aurait désormais 2 vendeurs pour 1 acheteur dans le domaine de l'immobilier. Un rapport extrêmement faible alors qu'en 2011, le même indicateur reflétait une situation opposée de 3 acheteurs pour 1 vendeur.

En ce qui concerne Paris, le curseur entre acheteurs et vendeurs est exactement à l'équilibre : 1 vendeur pour 1 acheteur, alors que l'on était encore à 6 acheteurs pour 1 vendeur il y a trois ans. De quoi maintenir les prix à leur niveau actuel ? Non, prévient MeilleursAgents.com : les prix auraient tendance à diminuer tant que le rapport est en-dessous de 2 acheteurs pour 1 vendeur.

En cause : toujours la même prudence

Les raisons de cette faible demande semblent toujours être les mêmes. Le manque de dynamisme économique en Europe n'incite pas les particuliers français et étrangers à acheter, et donc à soutenir la hausse des prix.

À Paris en particulier, la valorisation de l'immobilier reste toujours très élevée malgré les récentes baisses : son potentiel de croissance est donc limité et incite à la prudence. La faiblesse des taux pratiqués par les banques ne parvient pas à inverser la tendance malgré leur arrivée à des niveaux historiquement bas.

Disparités entre arrondissements

Ces chiffres sont une moyenne et chaque arrondissement connaît ses propres variations. Les prix en banlieue parisienne, quant à eux, suivent une tendance légèrement plus marquée avec une contraction des prix de 0,4% au mois d'octobre.

Le prix au mètre carré en région parisienne, arrondissement par arrondissement, ainsi que dans toute la France, peut être consulté sur le site Boursorama. Consultez également les annonces immobilières dans toute la France.

Xavier Bargue

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  • c.voyant le mercredi 12 nov 2014 à 12:44

    La véritable baisse est en réalité collosale, les prix sont des statistiques: moyennes glissantes 12 mois c'est à dire sur des chiffres de 24 mois en arrière pour faire baisser de 1% dans ces conditions de calculs il faut réellement des baisses significatives.Les véritables baisses actuelles ne seront connues du grand publiques que dans 6 mois à un an, trop tard après que les pros aient fait leurs petites affaires!

  • soulamer le mercredi 12 nov 2014 à 12:07

    c'est pas le fait que ca baisse le plus grave le plus grave c'est d'investir 500 000 euros dans 60 metres a Paris faut etre franchement de biles

  • stefalex le mardi 11 nov 2014 à 21:30

    Il faut en finir avec la politique des taux bas. C'est une absurdité. Elle a considérablement enrichi les plus riches c'est un fait, mais pour le reste c'est un désastre. Cette politique n'a pas généré de croissance. Elle a stoppé l'investissement captant tout l'argent dans des projets improductifs entrainant un surenchérissement du prix des actifs. Elle a généré de l'endettement et la pire cris d'après-guerre. Cette politique a paupérisé les peuples et surendetté les nations.

  • dimbolou le mardi 11 nov 2014 à 20:18

    A force de répartir la richesse mondiale entre quelques quidams au détriments des peuples, pas étonnant qu'ils ne peuvent plus acheter de logements. Quand les puissants créent leurs richesses sur les cadavres des peuples, gare au retour de manivelle, ça pourrait faire très mal quand ils n'auront plus rien à perdre ...

  • CHAKHO le mardi 11 nov 2014 à 18:38

    Les banlieues de Paris ressemblent de plus en plus à Harlem. Les prix suivront ….

  • lio3 le mardi 11 nov 2014 à 16:17

    tous les elements sont la pour la correction: une crise par generation c'est le minimum syndical pour eviter les tensions sociales des couples avec enfants qui ont toujours vecu en France. La pause a l'achat meme si les politiques continuent de leur proposer des avantages fiscaux aux etrangers parait necessaire pour tout investisseur international capable de raisonement d'un minimum de rigueur. On nous a donne un cerveau c'est pour l'utiliser non?

  • lio3 le mardi 11 nov 2014 à 16:10

    Inflation immobilière allant jusqu'à 13% l'an pour une inflation de quelques % depuis 2000. C'est la baisse régulière des taux d'intérêts qui a servi de carburant à cette hausse exagérée, mais jusqu'à un certain point où la solvabilité des acquéreurs a commencé à baisser, même en s'endettant sur 25 ans. 1991+25=2016

  • noterb1 le mardi 11 nov 2014 à 13:24

    amusante la chanson sur les taux des prêts , il sont faibles ? mais moins qu'à 8 % quand l'inflation était à 10 . La réalité ? le manque de ressource des ménages pour acheter et la prudence des investisseurs devant des locataires de moins en moins solvables . le rayon de soleil ? les riches sont de plus en plus riches !

  • M3182284 le mardi 11 nov 2014 à 10:56

    Il suffit qu'il y ait un acheteur Qatari, et les prix ne baissent pas. Ce ne sont pas les salariés français, espèce envoie de disparition qui vont faire monter les prix, mais les nouveaux riches du Sud, toujours plus nombreux et avides de posséder un bien dans la ville lumière loin de leurs mégapoles hideuses

  • lio3 le mardi 11 nov 2014 à 10:46

    La ils attaquent le dernier maillon avec la reforme du cibtrat CDI ce qui va changer la donne au niveau des credits. D ailleurs on va relancer la titrisation en France pour compenser mais ca va redonner de la volatilite au marche de taux et de l'immo.