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Quels sont nos biais comportementaux quand il s’agit d’investir ?

information fournie par Mingzi 20/06/2022 à 11:45

Les choix d’épargne sont influencés par certains réflexes (Crédit photo: 123RF)

Les choix d’épargne sont influencés par certains réflexes (Crédit photo: 123RF)

Nos choix d'épargne sont influencés par nos biais comportementaux et peuvent nous conduire à prendre des décisions contradictoires à nos objectifs d'investissement. L'AMF (Autorité des marchés financiers) fait le point sur les biais d'investissement les plus fréquents et donne les clés pour les corriger.

Les choix d'épargne sont influencés par certains réflexes, biais comportementaux, qui peuvent conduire à prendre des décisions contradictoires par rapport à ses objectifs d'investissement. Connaître ces biais permet d'objectiver ses propres réactions et de prendre de meilleures décisions d'investissement. L'AMF (Autorité des marchés financiers) fait le point sur les biais d'investissement les plus fréquents et donne les clés pour les corriger.

L'aversion à la perte, à l'ambiguïté et au changement

La peur de perdre de l'argent pousse de nombreux épargnants à faire des placements peu risqués mais peu rémunérateurs. Cette crainte est plus forte que le désir d'un meilleur rendement car les pertes ont psychologiquement plus d'impact que les gains. Ainsi, certains épargnants investissent dans des actifs peu risqués alors qu'il serait plus intéressant pour eux d'investir dans d'autres produits et diversifier leurs investissements afin de minimiser le risque de perte.

Les épargnants n'aiment pas parier et préfèrent savoir avec certitude quel sera le résultat de leur investissement. Ainsi, choisir un livret peu rémunérateur dont le taux est connu et garanti, leur semble préférable à l'investissement dans un autre produit potentiellement plus rémunérateur mais dont le rendement est incertain. Pourtant, avec le temps, les placements diversifiés en bourse (en actions par exemple) procurent généralement des rendements supérieurs à ceux des placements garantis.

Nous choisissons plus facilement le statu quo plutôt que le changement même si celui-ci pourrait nous amener à une meilleure situation. Certains épargnant laissent ainsi leurs placements tels qu'ils sont plutôt que de chercher à les diversifier. Or, à mesure que le profil d'investisseur change, les besoins changent également. C'est pourquoi il est utile de faire un bilan de ses placements à différents stade de sa vie.

Les épargnants surestiment souvent le risques liés aux placements financiers car ils ne regardent les variations que sur de courtes périodes. Ils sous-investissent dans des produits tels que les actions qui connaissent parfois d'importantes variations sur une courte durée. Or, pour certains investissements tels que les placements en actions, la durée de détention réduit le risque. Si c'est un placement risqué sur 1 an, il l'est beaucoup moins sur 10 ans et plus.

La préférence pour le présent

Comme le dit l'adage : « un tiens vaut mieux que deux tu l'auras ». Nous sommes nombreux à préférer un gain présent plutôt qu'un potentiel gain futur, même si celui-ci est plus élevé. Ainsi, certains préfèrent profiter immédiatement de leur argent plutôt que de le placer pour leurs besoins futurs, comme la retraite par exemple. Pourtant épargner le plus tôt possible leur permettrait de disposer d'un capital ou d'un complément de revenus une fois retraité.

Le biais de confirmation

L'être humain a souvent tendance à prendre plus facilement en compte les informations qui le confortent dans ses idées, plutôt que celles qui les remettent en cause. Ainsi, s'il pense que la bourse est un investissement trop risqué, il va plus facilement prendre en compte les informations sur les crises plutôt que sur les performances à long terme. Or, pour faire un choix éclairé, mieux vaut chercher des informations n'allant pas toutes dans le même sens et comparer le pour et le contre.

Surestimation des probabilités rares

Lorsque nous souscrivons un produit financier, les documents d'information que nous recevons décrivent les différents risques de perte, même si leur probabilité sont parfois faibles. Cela nous conduit à surestimer la probabilité qu'un événement rare se produise et incite à choisir des produits moins risqués et peu rémunérateurs par crainte qu'un événement catastrophique ne fasse perdre une grosse partie de l'investissement, alors que celui-ci a peu de chances de se produite. Or, si aucun investissement sur les marchés financiers ne peut garantir le capital investi, la diversification permet de se protéger contre la possibilité même d'événements rares.

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