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Marché de l’immobilier : l’heure est à l’accalmie en Ile de France
information fournie par Mingzi12/10/2022 à 10:57

#0 L’immobilier à Paris poursuit son mouvement baissier (- 0,1 %) et celui-ci semble s’inscrire dans la durée. (Crédit photo: Fotolia)

#0 L’immobilier à Paris poursuit son mouvement baissier (- 0,1 %) et celui-ci semble s’inscrire dans la durée. (Crédit photo: Fotolia)

En cette rentrée, le marché immobilier tient encore le choc, selon le baromètre national des prix de l'immobilier MeilleursAgents. Si le marché dans les zones rurales et dans les grandes métropoles Française reste dynamique, la tendance baissière s'inscrit dans la durée à Paris et l'heure est à l'accalmie en Ile de France.

Les zones rurales toujours dynamiques

Selon le baromètre national des prix de l'immobilier MeilleursAgents, en septembre, le marché de l'immobilier en zone rurale enregistre de belles performances avec + 0,8 % d'augmentation en moyenne, c'est deux fois mieux que les dix principales métropoles de l'Hexagone hors Paris (+ 0,4 %).

Le marché de l'immobilier reste orienté à la hausse dans la majorité des dix plus grandes villes françaises. Ainsi, les prix de l'immobilier à Marseille et Montpellier sont en hausse de + 1,2 % et + 1,3 %, en raison principalement d'une forte pénurie de l'offre. À Montpellier, par exemple, le stock de biens à la vente a baissé de près de 30% en seulement quatre ans. Bordeaux et Nantes, connaissent une hause de + 0,6 %. En revanche, Nice, Rennes et Lyon ont légèrement marqué le pas ce mois-ci (respectivement -0,5%, -0,2% et 0%).

À Paris, la dynamique baissière s'inscrit dans la durée

L'immobilier à Paris poursuit son mouvement baissier (- 0,1 %) et celui-ci semble s'inscrire dans la durée. Une tendance confirmée par des délais de vente qui continuent de s'allonger, passant de 60 jours à 68 jours en l'espace de 3 mois et qui montrent que la demande est de plus en plus faible. Il faut dire que le pouvoir d'achat immobilier dans la capitale est plus de deux fois inférieur à celui des cinquante plus grandes villes de France. Par ailleurs, c'est aussi dans la capitale que la remontée des taux d'intérêt des crédits va peser le plus sur les ménages.

L'heure est à l'accalmie en Ile de France

À la sortie de la crise sanitaire, l'immobilier francilien a connu une explosion de demandes, portées par le besoin d'espace et de nature des Parisiens, provoquant alors une hausse des prix. L'heure semble désormais à l'accalmie : les prix en Ile de France se sont stabilisés sur les deux derniers mois (0% en deux mois). Même les maisons, pourtant très recherchées, connaissent un essoufflement.

Les Hauts-de-Seine (7 296 euros le m2) est le premier département à faire les frais de ce changement d'attitude et a vu les prix reculer de - 0,3% en un an. Le Val-de-Marne commence à ralentir avec seulement + 1,6 % de hausse, notamment dans les Yvelines (- 0,3 % sur les deux derniers mois, à 4 615 euros le m2) et l'Essonne (0 % depuis août, à 3 291 euros le m2).

Certains secteurs restent toutefois préservés. Le Val d'Oise a progressé de + 0,2 % depuis l'été (+ 3,4 % en un an) et la Seine-et-Marne de + 0,8 % (+ 5 % en un an). La Seine-Saint-Denis tire encore son épingle du jeu avec + 2,9 % d'augmentation en un an (4 325 euros le m2).

En grande couronne, si les prix ont encore grimpé de + 2,6 % en un an contre + 1,2 % dans la proche banlieue, un ralentissement s'opère.

Quelles perspectives pour les prochains mois ?

Entamée depuis plusieurs mois, la remontée des taux d'intérêt se poursuit. Les dernières annonces de la Banque Centrale Européenne laissent penser qu'il s'agit d'une tendance durable et devraient pousser les établissements bancaires à réhausser leurs grilles tarifaires et à plus de prudence en matière d'octroi de crédit. Certains acquéreurs vont ainsi se retrouver exclus. Cela pourrait affecter négativement la demande et donc les prix immobiliers.

Toutefois, le site MeilleursAgents se montre optimiste : dans l'hypothèse où le taux d'intérêt pour un crédit sur 20 ans approcherait des 4 %, MeilleursAgents estime que la demande restera solvable sur une bonne partie du territoire français. Les communes les plus chères, Paris en tête, seront les principales affectées par ce recul de la demande.

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