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L'exode urbain n'a pas eu lieu, mais les ville moyennes sont plébiscitées
information fournie par Boursorama avec Pratique.fr19/01/2021 à 08:30

Le marché de l’immobilier a subi un impact de la crise sanitaire, mais différent de celui qui était attendu. Les villes moyennes sont les grandes gagnantes des confinements et de l’exode urbain, qui ne se témoigne pas forcément par un attrait vers la campagne !

L'exode urbain n'a pas eu lieu, mais les ville moyennes sont plébiscitées - iStock-ChrisAt

L'exode urbain n'a pas eu lieu, mais les ville moyennes sont plébiscitées - iStock-ChrisAt

Un marché qui s’en sort mieux que prévu

La crise sanitaire a touché le marché immobilier, réduisant les ventes de logements, mais l’impact n’a pas été aussi lourd que prévu. Pour preuve, le réseau Century 21 « devait conclure 950 000 ventes de logements anciens », selon le PDG du réseau, soit une baisse de seulement 12% par rapport à 2019 alors que les prévisions tournaient autour de 25%. Un chiffre encore loin de la crise de 2008 qui avait conclu à seulement 600 000 transactions en 2009 et 2010. Ainsi, la demande est restée importante car les taux de prêts immobiliers bancaires sont historiquement bas – 1,26% en moyenne contre 1,16% en 2019 –. Mais ce n’est pas la seule raison ! À la suite des confinements, l’appel du vert ou du moins, la fuite hors des grandes villes s’est fait ressentir.

Un exode urbain vers les moyennes villes

Alors qu’à la suite du premier confinement était prévu un exode urbain vers la campagne, à la recherche d’espaces verts, c’est finalement les villes moyennes pas trop loin des grandes villes qui ont été les gagnantes du marché immobilier. En effet, la recherche des acheteurs s’oriente surtout autour d’avantages tels que la mer, le soleil, la montagne, l’accessibilité facile et rapide en train. Le paysage immobilier des villes moyennes s’en retrouve bouleversé à la suite de leur regain d’attractivité ! Un prix en augmentation, une surface en diminution Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux.com, intitule son bilan de l’année 2020 : « Victimes de leur succès, les villes moyennes perdent des m2 ». D’une année sur l’autre, les agences comparent les surfaces que peut occuper un couple référentiel dans différentes villes de France. Ce qu’il en ressort est l’augmentation du prix au mètre carré dans les villes moyennes, couplée à une surface accessible amoindrie. Ainsi, certaines villes comme Le Mans, ou encore Toulon, ont été touchées par ce phénomène, ce qui est d’autant plus surprenant car ce sont des villes plutôt abordables de base. Une demande significative et en hausse Alors que rien ne se passait au Mans avant le confinement, c’est à sa suite que la ville a perdu en surface accessible pour les acheteurs à cause de la hausse des prix. La raison s’explique par un nouvel attrait pour ces villes longtemps délaissées et leur qualité de vie. Les grandes surfaces, l’envie d’un jardin, la fuite des grandes villes oppressantes... Autant de raisons qui poussent également les salariés et les employeurs, se rendant compte que le télétravail était possible, à l’exercer ailleurs, dans un endroit plus agréable et calme. Et pourquoi pas à proximité de la mer ou de la montagne, par exemple !

1 commentaire

  • 19 janvier09:12

    ah bon ? la crise sanitaire est officiellement finie qu on puisse déjà en tirer les conséquences ?


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