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«Je n’avais pas d’autre solution»: ce propriétaire détruit son logement squatté

information fournie par Le Figaro 28/10/2024 à 06:00

Un propriétaire brestois dont le logement est squatté par une famille roumaine a déposé plainte au commissariat puis a fini par se faire justice lui-même en démolissant le logement.

Les propriétaires de logements squattés sont souvent désespérés. Au point de se faire justice eux-mêmes. Un propriétaire a ainsi squatté son propre logement après avoir changé la serrure. Une autre a récupéré son logement squatté , profitant d’un moment d’absence du squatteur. Elle a jeté les affaires du squatteur dehors, changé elle aussi la serrure et installé un système d’alarme. Pourtant, en France, se faire justice soi-même est illégal. Un propriétaire qui expulse lui-même un squatteur ou change la serrure sans intervention des forces de l’ordre risque trois ans de prison et 30.000 euros d’amende ( article 226-4-2 du Code pénal ).

Cette fois, un propriétaire a détruit l’intérieur de son habitation à coups de masse, pour être certain de rendre son logement inhabitable et de déloger les squatteurs. La scène s’est déroulée à Brest sous les yeux ébahis de voisins. Le propriétaire accompagné d’un autre homme, a démoli le petit immeuble de deux étages, qu’il a acquis en 2021 mais où il n’a jamais vécu, avec des masses et des barres à mine.

La Ligue des droits de l’homme s’insurge

Résultat, le plancher du premier étage a sauté, l’escalier est totalement détruit, les réseaux d’eau et d’électricité sont anéantis et certains murs du rez-de-chaussée sont tombés. « Je n’avais pas d’autre solution. Je passe devant tous les jours et je me suis aperçu qu’il n’y avait personne. J’ai donc écarté leurs affaires et commencé les travaux », confie le propriétaire au Télégramme . La Ligue des droits de l’homme s’insurge. Le propriétaire brestois assure qu’il a tout essayé avant d’agir ainsi. Il a d’abord déposé plainte en 2023 au commissariat de Brest. Une enquête a été ouverte.

Le propriétaire a également tenté de rentrer en pourparlers avec les squatteurs, une famille roumaine qui occupait son bien qu’elle a sous-loué à une autre famille roumaine. Puis, le propriétaire a tenté de les acheter, ce qui n’est pas légal, en leur proposant 2000 euros en échange de leur départ. Les squatteurs auraient accepté la proposition avant de changer d’avis. «C es familles ont déjà squatté trois ou quatre autres logements dans le quartier et personne ne fait rien! », déplore le propriétaire.

La famille roumaine a montré une facture EDF et de téléphone pour prouver qu’elle était chez elle. Il suffit effectivement de donner son nom, son adresse et son numéro de téléphone ou son mail pour ouvrir une ligne électrique. Un justificatif de domicile facile à obtenir. Les neuf personnes dont cinq enfants âgés de deux à treize ans qui occupaient la propriété, sont connues des services sociaux de la Ville qui cherche une solution de relogement. « Même avant que je le casse, ce logement était insalubre et présentait des risques de sécurité et pour la santé », argue le propriétaire.

1 commentaire
  • 29 octobre 14:49

    La ligue des droits de l'homme s'insurge ?
    C'est pourtant les conséquences de son action.


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