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Fin de la trêve hivernale: appel à manifester ce dimanche
information fournie par Le Figaro25/05/2021 à 14:59

(Crédits photo : Adobe Stock -  )

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Après une prolongation de l'interdiction jusqu'au 31 mai, les expulsions locatives doivent reprendre le 1er juin. Des associations réclament la poursuite du moratoire.

Une quarantaine d'associations et d'organisations syndicales appellent à manifester dimanche contre la fin de la trêve hivernale des expulsions locatives pour lesquelles elles continuent de réclamer un moratoire, exclu par l'exécutif. À Paris, le cortège partira à 15h au niveau du métro Père Lachaise pour rejoindre République en passant par Belleville à l'appel du DAL (Droit au Logement), du collectif Réquisitions, Utopia 56, de la CGT ou encore Solidaires.

Le 1er juin, jour de reprise des expulsions, ce «sont 30.000 ménages qui sont menacés», soit «deux fois plus» qu'avant l'épidémie de coronavirus, s'alarme le porte-parole du DAL Jean-Baptiste Eyraud. «Des millions de personnes ont été touchées par l'arrêt de l'activité de nombreux secteurs économiques et ont épuisé leurs économies afin de payer leur loyer» , ajoute-t-il, relevant «une paupérisation des locataires, une hausse des loyers et une baisse des revenus» .

Revalorisation des APL

Pour Véronique Martin, secrétaire confédérale CGT, «il faut a minima une annonce des moratoires sur les expulsions locatives et un apurement des dettes de loyer. Mais également un véritable plan Marshall du logement social sur notre territoire» . Parmi les revendications des organisateurs du rassemblement, figurent également une baisse des loyers, une revalorisation de l'aide personnalisée au logement (APL), une «application réelle de la loi réquisition» ou encore «plus de logements HLM» .

Conquête de l'Abbé Pierre après l'hiver 1954, la trêve hivernale suspend habituellement les expulsions locatives entre le 1er novembre et le 31 mars, offrant chaque année un répit à des milliers de foyers modestes en France. En raison de la crise sanitaire et économique liée à l'épidémie de coronavirus, le gouvernement avait annoncé en février qu'elle serait cette année prolongée de deux mois, jusqu'au 31 mai.

La ministre du Logement Emmanuelle Wargon a toutefois prévenu qu'il ne pouvait y avoir «d'année blanche» en termes d'expulsions «pour ne pas léser les propriétaires, notamment les petits propriétaires qui comptent souvent sur la perception de leur loyer pour vivre» . Mais «nous allons (...) proposer un relogement ou un hébergement à chaque personne concernée et indemniser les propriétaires quand nous n'expulsons pas tout de suite» , a-t-elle promis vendredi. Selon un rapport parlementaire publié en février dernier, 3.500 personnes ont été expulsées de leur logement en 2020, un chiffre en baisse de 79% par rapport à 2019 en raison de la prolongation de la trêve hivernale.

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