Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
Plus de 40 000 produits accessibles à 0€ de frais de courtage
Découvrir Boursomarkets
Fermer

Des préretraités vont-ils devoir reprendre le travail à cause de la réforme ?
information fournie par Boursorama avec Newsgene10/05/2023 à 12:45

La réforme des retraites doit commencer à s'appliquer dès le 1er septembre 2023, avec l'ajout d'un trimestre supplémentaire pour obtenir une pension à taux plein. Certains salariés en préretraite pourraient ainsi être contraints de revenir travailler pour ne pas perdre de l'argent. D'ores et déjà, des entreprises ont anticipé ces situations, alors que le ministre du Travail a indiqué ne pas vouloir que des employés soient rappelés.

Définitivement adoptée le 20 mars dernier par le Parlement, la réforme des retraites va commencer à s'appliquer dès le 1er septembre 2023. A cette date, il faudra un trimestre supplémentaire pour obtenir une retraite à taux plein (de 168 à 169 trimestres). Un changement a inquiété de nombreux salariés préretraités, puisque certains pourraient être contraints de revenir en entreprise, comme le notent Ouest-France et BFMTV .

Des trimestres à rattraper

Pour rappel, les dispositifs de préretraite permettent aux salariés de pouvoir cesser leur activité plusieurs mois, voire plusieurs années avant leur départ officiel à la retraite, tout en touchant une partie de leur ancien salaire. Un système qui permet aux salariés de pouvoir préparer leur retraite, et aux employeurs de pouvoir anticiper en connaissant la date précise de départ à l'avance.

Mais, avec l'évolution du nombre de trimestres pour bénéficier d'une pension à taux plein, certains de ces salariés pourraient se retrouver avec un ou plusieurs trimestres manquants à cette date initialement fixée. Apparaît donc une nécessité, dans certains cas, de rattraper ce ou ces trimestres supplémentaires pour ne pas perdre de l'argent.

Des rappels en entreprise complexes voire impossibles

Plusieurs sociétés ont ainsi déjà informé les salariés concernés, selon BFMTV . Chez Orano, il a été proposé aux employés concernés de revenir travailler, de décaler leur date de départ en retraite et d'étaler leur rémunération de préretraite, ou de prendre des congés sans solde. Si leur ancien poste a déjà été pourvu, le collaborateur pourrait aussi revenir « sur un autre poste ou sur du mécénat » , a indiqué Laurence Breton-Kueny, vice-présidente de l’ANDRH (Association nationale des directeurs de ressources humaines) à Ouest-France .

Mais, dans les faits, ces retours en entreprise pourraient s'avérer complexes, voire impossibles à mettre en place. « Certains salariés ont déménagé en vue de leur retraite » , a par exemple mis en avant Régis Mezzasalma, de la CGT, qui a affirmé que « le calendrier est trop serré » . Interrogé sur le cas des préretraités d'Orano le mardi 9 mai, le ministre du Travail Olivier Dussopt a indiqué souhaiter que personne ne soit rappelé, et veut convaincre les entreprises de payer les trimestres manquants de leurs salariés. Ces situations seront certainement évoquées dans les décrets d'application de la réforme.

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer